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Copropriétés : que dit la loi sur la présence d’un défibrillateur ?

Un accord à la majorité simple entre les différents copropriétaires peut conduire à l’installation d’un défibrillateur dans les copropriétés.

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Crédit: iStock.

Chaque année, ce sont pas moins de 80.000 personnes qui sont victimes d’une crise cardiaque, au regard des chiffres communiqués par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Et à peu près 12.000 meurent un an après, précise Le Figaro Immo qui ajoute qu’environ 75% de ces accidents se produisent au domicile de la victime. Dans pareille situation, utiliser un défibrillateur dans les premiers instants et réaliser un massage cardiaque dans les premières minutes suivant l’incident, avant l’arrivée des secours, multiplient les chances de survie par dix. Mais à l’inverse des détecteurs de fumée, la présence d’un défibrillateur dans les immeubles d’habitation et copropriétés n’est pas obligatoire comme dans les établissements (professionnels) recevant du public (ERP).

L’installer se traduirait par un accord à la majorité simple entre les copropriétaires lors d’une assemblée générale. « Désormais, chaque année, l’installation d’un défibrillateur est proposée à l’assemblée générale dans les copropriétés que nous gérons », explique Laurence Vesperini, directrice générale d’agence chez Foncia. « Nous en avons beaucoup parlé avant d’avoir un défibrillateur dans notre immeuble. Maintenant que nous en avons un, nous en parlons beaucoup moins. C’est acquis, c’est une forme de sécurité », raconte Charles-Louis Hamelle, président du conseil syndical d’un immeuble d’une centaine de copropriétaires, à Boulogne-Billancourt (92).

Des appareils coûteux pour les copropriétés

Avant que les 70.000 copropriétés gérées par Foncia ne s’équipent de défibrillateurs, il faudra encore attendre. « Pour l’heure, il n’y a pas encore de vif intérêt, les gens peuvent estimer que ce sujet serait moins «important» qu’un incendie qui provoque aussi bien des dégâts matériels que physiques », estime Cyprien Renaut, directeur copropriété chez Foncia. En revanche, depuis 2007, une loi permet aux particuliers d’utiliser les défibrillateurs automatisés. « Le maniement est simple. C’est l’appareil qui décide tout car notre modèle est équipé d’une assistance vocale et visuelle. C’est impossible de mal faire. Il suffit de suivre les instructions », selon Hervé Du Jonchay et Louis Dorange, associés de Serenys, société créée en 2008, spécialisée dans la distribution de défibrillateurs.

Et si finalement c’était le prix qui posait problème ? Car ces appareils sont coûteux. Par exemple, une location de cinq ans (renouvelable) revient à 670 euros TTC. Pour ce prix, vous aurez droit au matériel, à son installation, à la maintenance mais aussi à une assurance contre les vols, les vandalismes et les incendies. Il faudra également compter260 euros de formation par demi-journée, ainsi que 60 euros supplémentaires de déplacement. Chaque année, un technicien se déplace pour entretenir gratuitement le défibrillateur, changeant les électrodes et les piles si besoin.