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Location : les falsifications de salaires se multiplient pour obtenir un logement

Depuis la crise du Covid-19, le phénomène se développe dans le secteur de l’immobilier.

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©iStockPhoto

Fiche de paie, acte de mariage, avis d’imposition…Depuis la crise du Covid-19, un phénomène progresse dans le secteur de l’immobilier : les locataires falsifient leur dossier afin d’obtenir un logement. « Nous sommes entrés dans une société totalement dématérialisée, donc plus besoin de présenter de documents originaux, ce qui facilite la triche, et bien sûr la hausse des prix du marché joue aussi », souligne Christophe Dolbeau, directeur général chez CTMS, expert dans la lutte contre la fraude identitaire et documentaire, dans Le Parisien

Selon Arnaud Hacquart, président-fondateur d’Imodirect, interrogé dans le quotidien, les candidatures frauduleuses sont plus nombreuses dans la région parisienne. « On y détecte environ 1 dossier falsifié sur 5 (20 %) tandis qu’en province on trouve moins de 10 % », explique-t-il.

Trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende

Pourtant ces fraudes, sont considérées comme des « usages de faux ». Selon l’article 441-1 du Code pénal, cela est passible de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende. « Si on détecte les dossiers frauduleux avant la signature du bail, on les exclut tout simplement car porter plainte ne mènerait à rien. En France, il n’existe pas de fichier de mauvais payeurs ou de faussaires. Par contre, si le dossier passe et qu’il y a faute de paiement, alors les propriétaires peuvent avoir recours à la justice », conclut Arnaud Hacquart.