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Immobilier : à Paris, les volumes de vente remontent

En l’espace d’un an, les ventes ont augmenté de 18 % à Paris. La capitale domine le marché immobilier francilien.

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Crédit : iStock.

La capitale retrouve-t-elle des couleurs ? « Paris redevient à la mode », affirme Me Thierry Delesalle, président de la commission des statistiques immobilières et notaire à Paris. Les différents confinements qui se sont succédé avaient donné une envie d’espace et de verdure aux acheteurs, ce qui a notamment profité aux villes moyennes. Aujourd’hui, le marché parisien retrouve un niveau de ventes élevé, selon les statistiques des notaires sur le marché immobilier résidentiel ancien en Ile-de-France, au premier trimestre 2022.

En l’espace d’un an, les ventes ont augmenté de 18 % à Paris, rapporte Le Figaro Immobilier. La capitale domine le marché immobilier francilien avec un nombre de transactions important. La raison : une modération des prix de vente (-1,2 % en un an) qui encourage les potentiels acquéreurs à acheter. Les prix du mètre carré ont évolué en passant de 10.600 € à 10.520 € en 12 mois. Pour les mois à venir, les prix ne devraient pas bouger (+0,3% d’avril à juillet).

Six arrondissements se situent même sous la barre des 10.000 € le mètre carré : le 12e (9.680 €), le 13e (9.240€), le 15e (9.950 €), le 18e (9.630 €), le 19e (8.830 €) et le 20e (9.010 €). Le 15e fait donc désormais partie des arrondissements périphériques à moins de 10.000 € le mètre carré.

À Paris, un marché fluide et dynamique

La commune de Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine (92), détient un prix au mètre carré supérieur à celui dans la capitale, soit 11.450 €, en hausse de 7 % en un an. « Les volumes de vente sont importants et les négociations sont intéressantes. Le marché parisien est fluide et dynamique avec un équilibre pour les vendeurs et pour les acquéreurs », précise Me Thierry Delesalle. Le nombre de ventes trimestrielles d’appartements anciens à Paris a grimpé de 13 % en dix ans.

Les retours à Paris sont plus fréquents, indique Me Thibault Gallot-Lavallée, notaire à Neuilly-sur-Seine : « De jeunes couples qui habitaient Paris ont ensuite déménagé dans des villes comme Bordeaux (33), Le Mans (72) ou l’Eure (27) et sont revenus pour acheter un pied-à-terre à Paris », analyse-t-il. Dans un premier temps, ces familles ont quitté la capitale pour travailler en région. Mais ils finissent par revenir sur site à Paris, 2 à 3 jours par semaine. Le reste du temps, ils télétravaillent en région. Le logement dans lequel ils résident à Paris se rapproche plus d’un pied-à-terre, souvent un studio. Une manière de se constituer un patrimoine.