Se connecter S’abonner

Essonne : une fois la vente signée, des nouveaux propriétaires découvrent leur maison squattée

Le jeu de clés dont dispose le couple ne leur sert à rien car les squatteurs de leur nouveau domicile situé dans l’Essonne ont changé les serrures.

bien squatté
Crédit : iStock.

Ils pensaient réaliser leur rêve mais le vent a rapidement tourné en leur défaveur. Laurent et Élodie, un jeune couple de la région parisienne avait jeté son dévolu sur une maison située à Ollainville (91). Après avoir signé l’acte de propriété, les nouveaux propriétaires de la maison se rendent sur place pour fêter la bonne nouvelle. Puis c’est la stupeur, rapporte Le Parisien. En effet, en arrivant, ils découvrent que leur maison est squattée par un couple et leurs quatre enfants. Lesquels ont investi les lieux il y a plus de 48h et changé les serrures. Et par conséquent, au regard de la loi française, déloger ces squatteurs relève du domaine du quasi-impossible. 

« Comme vous pouvez le voir, il y a la voiture qui est toujours là », déplore Laurent, qui vient tous les jours devant la maison dont il est propriétaire sans pouvoir l’occuper. Démunis face à cette situation ubuesque, les nouveaux acquéreurs ont d’abord pensé à chasser les intrus qui occupaient leur maison par la force. Une idée rapidement balayée par les avertissements des gendarmes qu’ils avaient contactés. Car au regard de la loi française, les squatteurs ont presque davantage de droits que les propriétaires. « Officiellement, aux yeux de la loi, ils sont chez eux », résume Élodie.

Une situation « inacceptable »

Et pour que la situation évolue, il faudra du temps. Beaucoup de temps. Au fil des jours, Laurent constate avec regret les dégradations de son bien qui, de facto, font baisser la valeur de sa maison. Avec les squatteurs, toute forme de dialogue a été rompue. Pourtant, les propriétaires espèrent que la situation va se décanter rapidement. Mais également que les squatteurs puissent être relogés par la préfecture. Du côté du ministère de l’Intérieur, Gérald Darmanin a dénoncé une situation « inacceptable », enjoignant également le préfet de l’Essone « d’engager la procédure de l’article 38 de la loi DALO pour une évacuation rapide des occupants illégaux ».