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Immobilier : les Français privilégient les zones périurbaines pour leur déménagement

Si les Français ont été nombreux à déménager après les confinements et la crise sanitaire, ce n’est pas pour autant qu’ils ont choisi les zones rurales comme on a pu le croire. Ce sont au contraire les zones périurbaines qui ont tiré leur épingle du jeu.

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Crédit : iStock.

Alors que l’on s’attendait à un véritable exode urbain vers les campagnes avec la fuite des villes que l’on a pu voir pendant les confinements, une étude de Meilleurs Agents et Se Loger, relayé par le Figaro, nous apprend que ce sont les zones périurbaines, à seulement quelques kilomètres de leur domicile d’origine, que les Français ont privilégiées pour leurs déménagements post-crise sanitaire.

S’il y a bien eu une augmentation des prix et du nombre d’achats pour les maisons de campagne, 60% des intentions de mobilité des Français se sont faites dans le même département, selon l’étude. La même part, 60% des acheteurs déclarent de plus ne pas vouloir s’éloigner à plus de 30 minutes de leur premier logement.

Si on se retrouve ainsi avec 54% des Parisiens qui souhaitent quitter la ville (un chiffre dans un contexte post-COVID en hausse de 11%), près de la moitié de ces personnes comptent toutefois rester en Île-de-France. Des villes périurbaines retrouvent ainsi des couleurs et de la convoitise comme Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, Vincennes dans le Val-de-Marne ou encore Montreuil en Seine-Saint-Denis.

Les zones périurbaines victimes de leur succès avec des prix en hausse

Meilleurs Agents et Se Loger notent tout de même dans leur étude une hausse des déménagements vers la façade atlantique et la Bretagne. Les départements limitrophes des grandes villes sont tout aussi privilégiés par les Français en quête de mobilité. Ainsi l’étude relayée par le quotidien nous dresse le top 3 des départements ayant connu la plus forte hausse des recherches de logements : l’Aude (+96%), le Morbihan (+60%) et l’Isère (+53%). Un portrait bien éloigné des recherches des Français au temps pré-COVID qui privilégiaient des départements méditerranéens comme le Var, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône.

Ces déplacements ont entraîné une augmentation des prix pour les zones périurbaines, souligne l’étude. Depuis juin 2020, les zones situées dans l’aire d’attraction d’une grande ville enregistrent une hausse des prix de +19,9% contre +18,3% pour les zones à forte densité de résidences secondaires et +12,5% de hausse pour les secteurs ruraux. De plus ce sont les maisons qui ont vu leurs prix augmenter de +13,1% contre +9% pour les appartements.