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Pouvoir d’achat immobilier : coup dur pour les Français installés dans les grandes villes

La hausse des taux de crédit ainsi que celle des prix ont contribué à fragiliser le pouvoir d’achat immobilier des Français. Découvrez dans quelles villes il a été le plus raboté.

pouvoir d'achat immobilier
Crédit: iStock.

La folie des prix va-t-elle à nouveau toucher les grandes villes ? Et de facto impacter le pouvoir d’achat immobilier des ménages ? C’est en tout cas ce que suggère une étude de MeilleursAgents, relayée par BFMTV mercredi 15 juin 2022. En la lisant, on apprend que 7 grandes métropoles sur 10 ont vu leur prix progresser durant le mois dernier. Mais ces hausses ne sont que relatives.

Par exemple, à Bordeaux, les prix ont été relevés de +0,1%. À Nantes et à Rennes, la hausse était de +0,3%, pendant qu’elle atteignait +0,5% à Nice et +0,6% à Montpellier. Deux villes se détachent néanmoins du lot : il s’agit de Marseille et de Strasbourg. Dans ces deux métropoles, les prix ont respectivement augmenté de +1% et +0,9% entre le début du mois de mai et le début du mois juin. En revanche, à Lyon, les prix se stabilisent pendant qu’ils baissent à Toulouse et Lilla, respectivement de 0,3% et de 0,4% (sur un mois).

Pouvoir d’achat immobilier raboté

Depuis le début de l’année, c’est à Strasbourg que l’immobilier a le plus flambé (+4,7%). Dans le détail, cela correspond à une hausse de 177€ du mètre carré et une baisse de 8.758€ de ka capacité d’emprunt. De facto, les aspirants propriétaires qui souhaitaient investir dans la capitale de Noël perdront 5m². À Marseille, où les prix ont flambé de +2,5% depuis janvier, le pouvoir d’achat immobilier a été raboté de 4m². C’est 3m² à Toulouse, Montpellier, Nantes ou Bordeaux. Et à Lille, Lyon, Rennes et Nice, ce sera un peu moins, 2m². Enfin, dans la capitale, les futurs propriétaires ont seulement perdu 1m².

Attention néanmoins à ne pas trop attendre une éventuelle baisse des prix. « Avis aux acheteurs tentés d’attendre une baisse des prix au prétexte de faire une bonne affaire, gare à ne pas se montrer trop gourmands. Car, s’ils veulent conserver le même pouvoir d’achat immobilier, il faudrait que les prix diminuent significativement pour compenser l’augmentation des taux. A titre d’exemple, en ce début juin, rien que pour effacer la hausse de ces derniers mois depuis janvier, les prix devraient déjà avoir chuté de 5% alors que pour l’instant, ils ont évolué en moyenne de +1,3% en France », expliquent MeilleursAgents. Surtout que, dans les prochains mois, les taux sont appelés à grimper de nouveau.