Se connecter S’abonner

Immobilier : où vont les Parisiens qui s’exilent ?

Même si les Parisiens sont nombreux à exprimer leur désir de mobilité, lorsque celui-ci se concrétise, c’est pour s’installer dans les départements limitrophes de la capitale.

immobilier
Crédit: iStock.

Paris, je te quitte… mais promis, je ne vais pas loin. Voilà comment l’on pourrait résumer les conclusions de la dernière étude SeLoger, relayée par BFMTV mercredi 15 juin 2022. Ainsi, si l’on imaginait que la crise sanitaire et les confinements successifs auraient pour conséquence un exode parisien massif, celui-ci n’a pas eu lieu. Pourtant les propriétaires parisiens qui projettent d’acheter un nouveau bien immobilier sont 54,1% à vouloir quitter Paris. Mais parmi cette part importante, seuls 40,1% indiquent vouloir changer de département.

D’ailleurs, lorsqu’ils doivent acter leur souhait de partir de la capitale, les Parisiens ciblent d’abord l’Ile-de-France. « La moitié oriente ses recherches en petite et grande couronne », détaille Barbara Castillo Rico, responsable des études économiques pour SeLoger et MeilleursAgents. Ils se dirigent ainsi vers les départements qui jouxtent Paris (42% dans les Hauts-de-Seine, 20% dans le Val-de-Marne et 17% en Seine-Saint-Denis).

L’immobilier sous le soleil plaît aux Parisiens

« Pour autant, si la petite couronne témoigne d’une forte attractivité auprès des Parisiens désireux de changer de cadre de vie, cette dynamique tend à s’émousser. Depuis la crise sanitaire, la part de recherches des Parisiens dans les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis recule respectivement de 2%, 3% et 15% », explique l’étude. En Seine-et-Marne, dans les Yvelines ou dans le Val d’Oise (Grande couronne), le nombre de recherche immobilières réalisées par les Parisiens ont fortement augmenté. Depuis la pandémie, dans l’ordre, de 23%, de 35% et même 58%.

Certains Parisiens souhaitent néanmoins s’éloigner de la capitale de façon plus radicale. Leurs faveurs vont à la ville de Nice, celle de Marseille ou encore Bordeaux. Ils sont donc attirés par les Alpes-Maritimes (9% des recherches effectuées depuis Paris vers la province), les Bouches-du-Rhône (8%) et la Gironde (7%). « Bien que ces trois destinations trustent les plus hautes marches du podium, elles feraient bien de ne pas se reposer sur leurs lauriers, car si la Gironde voit son attractivité progresser, auprès des Parisiens, depuis la crise, les plus fortes hausses concernent l’Hérault (+ 96% de recherches depuis Paris), la Haute-Savoie (+78 %), et le Morbihan (+66 %) ».