Se connecter S’abonner

Immobilier : vers la fin de la hausse des prix dans les grandes villes ?

Après une année 2021 record en matière de vente, le marché immobilier entre dans un nouveau cycle.

immobilier
Crédit : istock.

Si 2021 était une année record en matière de vente, le marché immobilier au premier semestre 2022 a été marqué par la guerre en Ukraine, une inflation galopante, et des nouvelles normes bancaires en matière de crédit, selon le baromètre de Meilleurs Agents, rapporté par Le Parisien

« On entre dans un nouveau cycle avec une actualité fortement marquée par un changement de régime des taux d’intérêt », souligne dans le quotidien Thomas Lefebvre, directeur scientifique du site spécialiste de l’estimation en ligne Meilleurs Agents. En effet, les taux sont en hausse depuis le début de l’année. « Une hausse de 0,1 point des taux, cela signifie 1 % de perte de pouvoir d’achat, donc 0,5 point de plus comme on l’a connu ces derniers mois, c’est 5 % de pouvoir d’achat en moins, poursuit-il. Cela ne se répercute pas encore vraiment sur les prix car les taux restent attractifs face à une inflation bien supérieure, mais on retient notre respiration pour le second semestre. »

Des acquéreurs plus frileux 

Dans le baromètre des prix au 1er juin, l’impact de la hausse des taux n’est pas encore perceptible. Par exemple, Strasbourg (Bas-Rhin), Marseille (Bouches-du-Rhône) et Grenoble (Isère) figurent toujours en tête des villes où les prix moyens ont le plus fortement progressé en trois mois. Ainsi, la hausse affichée est respectivement de 2,8 % (3.875 euros par m2), 2,7 % (3.541 euros par m2) et 2,4 % (2.821 euros par m2).  Depuis cinq ans, à Strasbourg, les prix ont augmenté de 33 %. À Rennes (Ille-et-Vilaine), cette hausse est de 57,9 % et à Brest (Finistère) de 57,4 %.

Si ces villes ont bénéficié d’un rattrapage des prix, les professionnels s’inquiètent aujourd’hui des clients plus frileux face à la hausse des taux et des accords de crédits plus difficiles à obtenir. « Depuis quelques semaines, ce n’est plus la même musique », explique, dans le quotidien, Mathieu Beyer, fondateur de l’agence qui porte son nom. « La hausse des prix, c’est fini, l’euphorie est derrière nous », conclut-il.