Se connecter S’abonner

Crédits immobiliers : ces régions où l’apport nécessaire a le plus augmenté

Contraint par l’évolution des taux, le montant de l’apport exigé pour un crédit immobilier a augmenté au second trimestre, et a même explosé dans certaines régions.

immobilier
Pixabay

L’accès à la propriété s’est nettement compliqué ces derniers mois. Les taux d’intérêts ont augmenté, mais les prix résistent, voire continuent de monter dans la plupart des régions. Une solution consiste alors à emprunter moins, et donc à fournir un apport personnel plus important. Le chiffre de ces apports a largement augmenté en France en seulement quelques mois, avec une inégalité significative selon les régions, pointe une étude du courtier Finance Conseil, relayée par BFMTV, mercredi 6 juillet.

Un apport représentant un quart du prix

Selon elle, c’est en Île-de-France que le montant moyen des apports a le plus augmenté, passant de 132.899 euros en moyenne au premier trimestre 2022, à 200.799 euros au second trimestre. Soit une hausse de 51%. Cela correspond à plus de 25% du montant total du bien. La région parisienne est talonnée par la Bretagne ou les apports ont augmenté de 50%, à 63.751 euros.

S’agissant du montant total, l’Île-de-France est sans surprise également en tête. La région Auvergne-Rhône-Alpes arrive en deuxième position, avec un apport moyen de 122.099 euros (+37%). Certaines régions sont en revanche marquées par une baisse de ces exigences. C’est notamment le cas des Hauts-de-France. Finance Conseil y relève une baisse de 20% du montant des apports exigés, à 37.516 euros . L’Aquitaine connaît également un léger recul de 9%.

A l’échelle nationale, l’apport moyen aurait atteint le niveau historique de 62.273 euros au deuxième trimestre, précise l’étude relayée par la chaîne d’information. Cette situation serait notamment liée au niveau du taux d’usure. Fixé par la Banque de France, il définit le taux maximum auquel il est possible d’emprunter. Destiné à éviter le surendettement et les pratiques abusives, il contraint donc le crédit immobilier, ce qui ne laisse que l’apport comme moyen d’obtenir un emprunt. Selon Finance Conseil, 16% des demandes de crédits n’aboutissent plus, notamment en raison de ces contraintes.RépondreTransférerV6