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Taxe foncière : quelle augmentation ?

Selon une étude de Meilleurtaux, Nîmes (Gard) et Saint-Etienne (Loire) comptent parmi les villes où la taxe foncière est la plus élevée.

taxe foncière
Crédit: iStock.

Selon une étude de Meilleurtaux, menée sur les vingt plus grandes villes de France, la taxe foncière, payée uniquement par les propriétaires, coûte 105 euros par mois en moyenne, rapporte Le Parisien. Et ce, pour un couple avec deux enfants habitant dans un 70 m². C’est 4 euros de plus par rapport à 2021. Et cela équivaut à un peu plus d’une mensualité supplémentaire de crédit par an.

« L’information est donnée par les agents immobiliers mais on n’y prête pas forcément attention, analyse Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux. On se concentre sur le prix, les charges, le taux d’emprunt… Et la taxe foncière n’est pas vraiment un élément susceptible de remettre en cause un projet immobilier. »

Nîmes (Gard) et Saint-Etienne (Loire) comptent parmi les villes où l’impôt est le plus élevé. En se basant sur un emprunt immobilier sur 20 ans à 1,85 % (hors assurance), la taxe foncière y représente en moyenne 2,1 mensualités de crédit supplémentaires sur l’année.

Angers, « secouée » par plusieurs facteurs inflationnistes

« Globalement, ce sont les villes moyennes qui ont les taxes foncières les plus élevées et moins vous avez un immobilier cher, plus le poids relatif de cet impôt local est élevé, affirme Maël Bernier. Lorsque vous payez une mensualité de 723 euros à Nîmes pour un 70 m² et que vous devez sortir une taxe foncière de 1.551 euros, ce n’est pas la même chose qu’un couple de cadres parisiens qui rembourse son crédit à hauteur de 4.000 euros par mois mais qui ne paie que 770 euros de taxe foncière ! » Dans ce cas, elle ne représente que 0,2 mensualité supplémentaire.

Par exemple, la ville d’Angers (Maine-et-Loire) est une fois de plus « secouée » par plusieurs facteurs inflationnistes. Dans cette ville secondaire, qui a vu arriver les métropolitains en masse depuis la période covid, les prix ont flambé. « Il y a une euphorie angevine depuis la Covid avec l’arrivée de nouveaux habitants et les prix des maisons qui ont augmenté de 20 % en un an », déclare-t-elle. Les prix de l’immobilier grimpent, les taux d’intérêt remontent, le pouvoir d’achat diminue et la taxe foncière frémit, malgré un taux stable, en raison de la revalorisation des bases locatives de 3,4 % au niveau national.

À Paris, un surcoût mensuel de 484 euros

Ainsi, un propriétaire qui achète un 70 m2 à Angers avec un emprunt à 1,85 % sur 20 ans devra débourser 281 euros par mois supplémentaires par rapport à l’an passé. C’est également le cas à Nice (Alpes-Maritimes) où le surcoût est de 278 euros. En tête, on retrouve Paris avec un surcoût mensuel de 484 euros.

Selon l’Observatoire national des taxes foncières de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), la taxe foncière a augmenté de 27,9 % en dix ans. En cause : les besoins de financement des communes notamment en termes de personnel, de mobilité ou de transition écologique. La disparition de la taxe d’habitation fait de cet impôt le dernier sur lequel les collectivités conservent un pouvoir.