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Crédit immobilier : gare à la hausse des frais de dossier

Pour l’obtention d’un crédit immobilier, à BNP Paribas, la facture pèse : 1,1% du montant emprunté, avec un minimum de 500 euros.

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Crédit : iStock.

Actuellement, obtenir un crédit immobilier n’est pas une mince affaire. La faute au taux d’usure maximal auquel une banque peut prêter qui est souvent dépassé. Pour baisser le taux global, qui combine notamment le taux de crédit, les frais de dossier et les frais de garantie, les emprunteurs ont des solutions. Ils peuvent allonger la durée d’emprunt et augmenter leur apport. Mais c’était sans compter l’augmentation des frais de dossier.

Pour améliorer leur rentabilité, de nombreuses banques ont décidé d’augmenter les frais de dossier et refusent de négocier. Pour la Banque populaire Île-de-France, ils sont passés de 500 à 750 euros, selon Le Figaro Immobilier. C’est également le cas de LCL, dont les frais minimaux ont progressé de 50 euros, à 750 euros et peuvent grimper jusqu’à 1% du montant emprunté.

À BNP Paribas, la facture pèse : 1,1% du montant emprunté, avec un minimum de 500 euros

Chez Société générale, il est possible de payer jusqu’à 1.000 euros. À BNP Paribas, la facture pèse lourd : 1,1% du montant emprunté, avec un minimum de 500 euros. Pour un emprunt de 200.000 euros, cela équivaut donc à plus de 2.000 euros. « Pour espérer négocier ces frais, vous devez souvent faire des concessions comme opter pour l’assurance habitation de la banque que vous sollicitez pour votre prêt immobilier », précise Sandrine Allonier, de Vousfinancer, courtier en crédit immobilier.

Pour les ménages, la période est délicate. La baisse des frais de dossier n’est plus et les taux de crédit ont connu une hausse brutale. Un motif d’espoir : le taux de la dette française (OAT) à dix ans, scruté par les banques pour fixer leur taux de crédit, semble se détendre. Il est passé de 2,35% à 1,45% en l’espace d’un mois et demi. De quoi espérer une baisse des taux ? « Je ne pense pas. Les banques vont plutôt utiliser cette baisse de l’OAT pour reconstituer leurs marges, prévient Sandrine Allonier. Quelques baisses sont peut-être à espérer en septembre pour les banques qui sont en retard sur leurs objectifs, mais je n’y crois pas trop. »