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Immobilier : les prix s’envolent sur le littoral

Depuis le premier confinement, les prix de l’immobilier dans les stations balnéaires ont explosé. Au point qu’une régulation des logements saisonniers est parfois mise en place.

immobilier littoral
Crédit: iStock.

C’est l’une des conséquences de la crise sanitaire sur le marché de l’immobilier. De nombreux Français sont à la recherche d’espace et de loisirs, après avoir été confinés chez eux pendant de longues semaines. Le marché de la résidence secondaire et des locations saisonnières dans l’Hexagone a donc été boosté dans des proportions impressionnantes, selon une étude de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM), relayée lundi 22 août par Le Parisien. Les prix ont explosé sur le littoral depuis 2020, au point que certains habitants et élus locaux cherchent des moyens d’endiguer le phénomène.

L’immobilier touristique pèse sur les locaux


Selon cette enquête, les prix dans les stations balnéaires depuis le premier confinement, au printemps 2020, ont augmenté de 24,2%, et de 13%  l’année passée. En ce qui concerne la valeur moyenne des biens, c’est toujours la Côte d’Azur qui arrive en tête, avec un prix moyen de 5.429 euros le mètre carré au 1er juin. La région est cependant talonnée par la Nouvelle-Aquitaine, avec 5.307 euros le mètre carré.


La Normandie et la Bretagne, pourtant plus proches de la capitale, affichent encore des prix moyens largement inférieurs, légèrement en dessous des 3.500 euros le mètre carré. Mais dans ces deux régions, la hausse a été nettement plus violente. En deux ans, les prix ont augmenté de plus de 30%. À cela s’ajoute une hausse de la part de résidences secondaires dans le parc immobilier. Elle est montée à 47% en Bretagne, rapporte Le Parisien.


Une situation qui complique l’achat de biens pour les résidents locaux. Au point que des collectifs ou élus de différentes stations balnéaires souhaitent encadrer l’achat touristique. À Saint-Malo, un groupe baptisé « J’y vis…j’y reste » a vu le jour. La mairie a de son côté décidé d’instaurer un quota de locations saisonnières par quartier. Le Pays basque connaît une situation analogue. L’association Alda, qui vient en aide aux personnes ayant du mal à se loger, milite ainsi pour l’instauration d’un statut de « résident basque », qui ne pourrait être obtenu qu’après une ou plusieurs années de présence sur le territoire.