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Crise, pénurie : les ventes immobilières ont décroché en 2022

La Fédération des promoteurs immobiliers a dévoilé, jeudi 15 septembre, ses derniers chiffres des ventes immobilières, en net recul.

immobilier

L’année 2022 ne restera pas un bon cru pour les ventes immobilières, c’est le moins que l’on puisse dire. Déséquilibré par les crises internationales, le marché s’est largement contracté, selon les chiffres du deuxième trimestre de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), dévoilés ce jeudi 15 septembre. L’organisme regroupant les promoteurs immobiliers de France en logement et en immobilier d’entreprise évoque bien sûr les conséquences de la guerre en Ukraine, mais pointe également le déficit d’offres de logements neufs.

Les ventes immobilières plombées par un manque de construction

Le ralentissement de l’épidémie de la Covid-19 avait permis une reprise économique, dont l’immobilier avait profité en 2021, et que le secteur espérait maintenir. Mais l’inflation, la flambée des prix de l’énergie et des matériaux, conséquences de la guerre en Ukraine, a rebattu les cartes. Les promoteurs ont vendu 24,3% moins au deuxième trimestre 2022 que sur la même période l’année précédente. « Tous les postes de vente baissent à nouveau ce trimestre », note la FPI.

Ils ne sont cependant pas touchés de la même manière. Les ventes immobilières en bloc, notamment aux bailleurs sociaux, a reculé de 42,3%. Les ventes aux investisseurs ont baissé de 25,9%, tandis que l’accession à la propriété résiste. Les ventes aux propriétaires occupants ne reculent que de 8,2%. « L’incertitude économique et la hausse des coûts de construction rendent frileux les investisseurs particuliers et les bailleurs sociaux qui font preuve d’un attentisme aboutissant à une chute conséquente des ventes », relève Pascal Boulanger, président de la FPI France.

Mais les crises n’expliquent pas tout. La FPI note le ralentissement de l’offre de logements neufs. Avec un repli de 14,6% au premier semestre 2022, elle reste largement en dessous des niveaux d’avant Covid. « Depuis trois ans, les maires délivrent au compte-goutte les permis de construire : c’est beaucoup trop long, notamment pour répondre aux besoins de logements toujours criants dans ce pays. Malheureusement, à cela, il convient de rajouter l’arrêt de certaines opérations pour des raisons économiques », déplore Pascal Boulanger.