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Passoires thermiques : Airbnb propose une aide à ses hôtes pour rénover leur logement

Airbnb va proposer un chèque d’au moins 1.000 euros à certains de ses hôtes propriétaires de passoires thermiques pour réaliser des travaux.

passoires thermiques
Crédit: iStock.

En pleine réforme des règles sur les passoires thermiques, Airbnb a dévoilé une mesure aussi surprenante que bienvenue pour les nombreux Français qui louent leur logement via la plateforme. Le site a en effet annoncé qu’il va fournir une aide pécuniaire aux hôtes qui se lanceront dans des rénovations énergétiques. Il compte débloquer au moins un million d’euros en 2023 et faire de la France sa « vitrine » en la matière, révèle le Journal du Dimanche. Pour les propriétaires de biens mal isolés et durs à chauffer, la hausse du prix de l’énergie se fait durement ressentir. D’autant plus que les loueurs Airbnb ne sont pas forcément très attentifs en matière de consommation.

Airbnb déjà attractif pour les passoires thermiques

Ce point avait été soulevé lors d’une réunion organisée par la plateforme avec ses hôtes, au printemps dernier. Il en a découlé l’annonce d’un chèque destiné aux rénovations qui devrait concerner 200.000 hôtes et s’établir entre 1.000 et 2.200 euros. Un coup de pouce d’autant plus bienvenu que le gouvernement a reconnu à demi-mot les soucis que rencontre le dispositif MaPrimeRénov’.

Censé permettre aux propriétaires de passoires thermiques d’améliorer le bilan énergétique de leur bien, il est critiqué pour sa gestion. Pour être efficaces, les travaux doivent souvent être importants. Le reste à charge décourage souvent les propriétaires qui se contentent de petites améliorations à l’efficacité relative. En 2023, l’aide devrait donc être recentrée sur des chantiers moins nombreux, mais plus pertinents.

La décision d’Airbnb devrait rendre la plateforme encore plus attractive pour les propriétaires de passoires thermiques. En effet, à partir de 2023, les logements dont la consommation énergétique annuelle est indécente, c’est-à-dire supérieure à 450 kWh/m²/an seront interdits à la location (hors bail en cours). Mais cela ne concerne pas la location en meublé touristique. Selon un sondage de la FNAIM, 6 % des propriétaires de ce type de biens comptent ainsi changer la destination de leur bien pour éviter d’avoir à faire des travaux.

Si Airbnb invoque auprès du JDD une réponse aux problèmes des hôtes et des considérations écologiques, la démarche devrait également redorer son blason auprès des pouvoirs publics. Les plateformes de location saisonnières dont il est le leader sont en effet dans le viseur de nombreuses communes qui veulent éviter un assèchement du parc locatif classique.