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Maison squattée à Marseille : les bailleurs vont réinvestir leur maison

Deux ans après leur première nuit dans un camping-car, les propriétaires de la maison squattée à Marseille ont finalement obtenu gain de cause.

Maison squattée à Marseille
Crédit: iStock.

Pierre et Maryse Garcia vont enfin pouvoir souffler. Après avoir vécu deux ans dans un camping-car, le couple propriétaire de la maison squattée à Marseille, dont l’histoire a eu un écho médiatique retentissant, va finalement pouvoir regagner le domicile. Ils avaient mis celui-ci à la location afin d’éviter la présence de squatteurs, mais c’est finalement ce qu’il s’est produit avec l’arrivée d’une occupante. Sans droit ni titre, celle-ci a été déboutée de son recours en référé, vendredi dernier, explique Le Figaro immo. « Il a été procédé ce lundi matin à l’expulsion de l’occupante », a indiqué la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Grâce à cette mesure, les propriétaires peuvent réinvestir leur logement. Nadia, l’ancienne locataire « s’est vue proposer une solution de mise à l’abri dans un hôtel à proximité de son ancien logement en attendant qu’elle trouve une habitation pérenne, précise la préfecture. Les services de l’État accompagnent l’ancienne locataire dans la constitution de son dossier DALO (droit au logement opposable), en vue de l’instruction de sa demande de logement social. » Actuellement, si un locataire ne paye pas son loyer, il peut occuper illégalement un logement et n’est expulsable que s’il retrouve un nouveau lieu d’habitation.

Les propriétaires de la maison squattée à Marseille ont dû s’acquitter de la dernière facture d’eau

Pour rappel, afin que leur maison ne soit pas squattée durant leur tour d’Europe, les propriétaires l’avaient mise en location. Mais le voyage ne se déroule pas comme prévu, il est écourté. De retour dans la cité phocéenne, ils souhaitent réinvestir leur habitation, trois ans après la signature du bail. Seulement, Nadia, leur locataire, refuse de déménager. Des mois durant, elle ne va pas payer son loyer, et les propriétaires du logement devront eux-mêmes s’acquitter de la dernière facture d’eau, d’une valeur de 800 euros. Sans autre alternative pour se reloger, ils dormiront dans un camping-car pendant deux ans.

La situation évoluant, l’occupante qui considérait être « autant lésée que les propriétaires », devait quitter les lieux avant Noël. Une nouvelle qui n’avait pas manqué d’alerter les propriétaires qui craignaient que le début de la trêve hivernale ne les déboute de toute possibilité d’expulsion. Pour rappel, entre le 1er novembre et le 1er avril, les locataires ne sont pas expulsables, même s’ils ne payent pas leur loyer. Victoire donc pour Pierre et Maryse.

En France, peu de locataires ne payent pas leur loyer. Ils représentent 2 à 3% des baux sur le territoire, selon des chiffres officieux. Un élu Renaissance, Patrick Vignal, souhaite en découdre avec ces pratiques, via une proposition de loi qu’il compte présenter afin de pouvoir déloger les locataires dès la fin du bail, s’ils refusent de partir. « Les locataires mauvais payeurs doivent être sanctionnés comme les squatteurs, raconte l’élu. Ne nous étonnons pas si de plus en plus de propriétaires ne veulent plus louer leur logement. »