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Le nombre de prêts immobiliers en net recul

Concernant août et septembre, le nombre de prêts immobiliers signés a baissé d’environ 35 %, sur un an.

prêt immobilier
Crédit : iStock.

Contracter un prêt immobilier est devenu mission impossible. Les taux d’intérêt grimpent et les banques parviennent difficilement à accorder des crédits. Sur les mois d’août et de septembre, le nombre de prêts immobiliers signés a baissé de près de 35 % (34,7 % exactement) sur un an, selon les derniers chiffres de l’Observatoire crédit logement CSA. Un recul encore plus marqué qu’en 2020, lors du premier confinement.

Dorénavant, la pandémie n’est plus la première cause de la chute des crédits immobiliers. C’est bien la conjoncture économique qui provoque une telle situation, précise l’Observatoire crédit logement CSA. On assiste à une « dégradation de la profitabilité des nouveaux crédits ». En effet, une banque n’a pas pour principal objectif de faire signer des prêts immobiliers à tout prix. C’est la santé financière de ses clients qui est en jeu, rapporte Le Point. Et ces derniers doivent être en mesure de rembourser ces prêts.

Un prêt immobilier n’est plus rentable pour une banque

Le taux d’usure, qui est un taux maximal imposé par la Banque de France aux organismes prêteurs, est réévalué tous les trimestres. Sur les trois derniers mois, il a empêché les banques d’augmenter leurs taux d’intérêt face à l’inflation galopante. Par conséquent, un prêt immobilier n’est plus suffisamment rentable pour une banque. Ce qui entraîne un nombre de dossiers refusés en forte progression.

Certaines banques choisissent l’option de continuer à accorder des crédits, mais se retrouvent à faire des concessions. Désormais, les instituts bancaires demandent un apport plus important (+13,8 %) aux particuliers candidats à un crédit immobilier. A Paris, selon les chiffres du courtier Cafpi, il convient d’avoir un apport personnel de 150.000 euros pour obtenir son prêt. Enfin, logiquement, les durées d’emprunt ont également évolué. Plus de 65 % des crédits signés sont accordés sur plus de vingt ans.