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Airbnb : les locations saisonnières se raréfient à Paris

La mairie de Paris compte aujourd’hui 43.000 annonces déclarées de locations de meublés touristiques, contre 50.000 en 2020.

encadrement des loyers
Crédit : iStock.

Le nombre d’annonces de locations meublées touristiques est en recul à Paris, a annoncé jeudi la Ville de Paris, un an après avoir durci son règlement vis-à-vis des plateformes comme Airbnb. La mairie dénombre aujourd’hui 43.000 annonces déclarées de locations de meublés touristiques, contre 50.000 en 2020, indique Figaro Immobilier « Cette baisse montre que notre politique sur le sujet porte ses fruits », a affirmé Ian Brossat, l’adjoint (PCF) au logement de la ville, se réjouissant d’une situation « sous contrôle » malgré le retour des touristes à Paris.

Depuis 2017, les propriétaires de meublés touristiques doivent se déclarer auprès de la mairie pour obtenir un numéro d’enregistrement nécessaire à la location, dans la limite de 120 jours par an. « Il reste du travail », a reconnu l’élu. « Sur toutes les annonces, près des trois quarts concernent des résidences principales, mais il reste environ 25% – soit 9.000 annonces – qu’il faut ramener vers le marché locatif principal. » Afin de lutter contre ces locations de courte durée et les plateformes comme Airbnb ou Booking, la Ville de Paris dispose également d’un bureau de la protection des locaux d’habitation pour traquer les propriétaires en dehors des clous, qui avait l’année dernière encore durci ses règles.

Depuis le début de l’année, la municipalité a dressé 173 amendes envers des particuliers, pour un montant atteignant près de 1,5 million d’euros, auxquelles il faut ajouter 42 jugements sur le respect du code du tourisme et 134.465 euros d’amende, ainsi qu’une condamnation de la plateforme NY Habitat à une amende de 345.000 euros. En 2021, le montant total des amendes avait atteint 12,5 millions d’euros, un montant qui s’explique notamment par la décision du tribunal judiciaire de Paris de condamner Airbnb à une amende de 8 millions d’euros en raison « d’absence de numéro d’enregistrement sur environ 1.000 annonces ».

La mairie, qui a aussi soumis à une autorisation préalable les transformations de commerce en rez-de-chaussée en meublés touristiques, constate une « forte augmentation » des demandes en la matière depuis, mais révèle pour l’heure avoir éconduit 80% des demandes (59 refus sur 73 décisions rendues). « C’est la preuve que ce nouveau règlement limite la transformation de commerces en Airbnb », a conclu Ian Brossat.