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Squat : un couple de septuagénaires refuse de quitter son ancien immeuble

Depuis que son immeuble est devenu le squat des anciens propriétaires, Djemaia ne parvient plus à rembourser son crédit.

squatteurs
Crédit : iStock.

Encore une affaire de squat. Ces dernières semaines, les affaires liés à des logements occupés défraient la chronique, ciblant régulièrement des personnes âgées. Mais le couple de retraités au coeur de l’affaire relayée par Le Figaro n’est pas victime mais plutôt coupable d’occupation illégale d’un logement situé à Lille. Ainsi, selon un témoignage diffusé par BFMTV, un septuagénaire et son épouse, qui avaient vendu leur immeuble lillois à une Société civile immobilière (SCI) n’ont toujours pas quitté leur bien acheté en février 2020.

Le squat, une affaire délicate pour la justice

Djemaia, qui a effectué l’achat via sa SCI souhaitait transformer l’immeuble pour le diviser en logements de location. Mais alors que se profile le premier confinement lié à la pandémie de coronavirus, le couple demande un délai pour quitter les lieux. Mais quand le confinement prend fin, le ton change. « Il nous a dit clairement qu’il ne partirait pas et qu’on pouvait lancer les procédures contre lui», se remémore la propriétaire de l’immeuble.

Une situation complexe pour la justice. « Nous prenons également en compte le profil des squatteurs : l’expulsion sera immédiate pour des personnes qui cherchent, par exemple, à se cacher de la police. En revanche, s’il s’agit d’un couple avec des enfants, qui plus est en bas âge, l’expulsion est plus délicate », expliquait un commissaire de police de la capitale à nos confrères.

Malgré une première décision de justice en leur défaveur, leur imposant de quitter les lieux en octobre 2021, les occupants ont fait appel. Celui-ci sera resté sans réponse car quelques mois plus tard, les retraités reçoivent l’ordre de quitter les lieux… sans qu’ils ne l’entendent. Aujourd’hui, Djemaia s’assure acculée car, sans rentrée d’argent, elle ne parvient pas à honorer les remboursements de son crédit. La force publique pourrait intervenir en avril 2023, sur demande de la préfecture du Nord.