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Taux d’usure : une révision de la méthode de calcul de nouveau sur la table

Le ministre du Logement a annoncé rencontrer le gouverneur de la Banque de France afin de discuter du mode de calcul du taux d’usure. Selon lui, il s’agit de voir si « tous les trimestres n’est pas trop long ».

crédit immobilier
Crédit : iStock.

Il faut revoir le taux d’usure ! Tel est le slogan que semblent chanter, en chœur, les professionnels de l’immobilier. Depuis plusieurs mois, ils s’agacent de voir grimper trop tardivement ce taux maximal auquel un établissement peut accorder légalement un crédit, rappelle BFM Business. Tous les trimestres, il est calculé par la Banque de France qui se base sur la moyenne des taux effectifs appliqués durant les trois derniers mois. Le 1er octobre, le taux d’usure est passé à 3,03% pour les crédits immobiliers courant sur une durée inférieure à 20 ans. Pour les durées plus longues, il est de 3,5%. Problème : avec la hausse des taux, en ajoutant l’assurance et les frais de dossier, beaucoup d’aspirants propriétaires doivent jeter l’éponge.

Le taux d’usure ferme la porte à de nombreux rêves immobiliers

C’est ainsi que le nombre de prêts accordés durant le mois d’août et de septembre a chuté, selon les chiffres de l’Observatoire Crédit Logement CSA. Plus précisément, à cette même période l’année dernière, 34,7% de crédits supplémentaires avaient été accordés. « Le recul a été particulièrement prononcé en août et en septembre, plus prononcé même que durant le premier confinement », commente l’Observatoire Crédit Logement CSA.

Mais une proposition, glissée par Olivier Klein, pourrait rassurer les aspirants acquéreurs. Sur BFM Business, il laisse enfin entrevoir une lueur d’espoir. Le ministre délégué à la Ville et au Logement en convient : « il faut être attentif, il ne faut pas renvoyer certaines familles au surendettement ». Cependant, il ajoute : « Je vais rencontrer le gouverneur de la Banque de France. Il faut voir si le mode de calcul du taux d’usure tous les trimestres n’est pas trop long, voir si on peut être plus en phase avec le quotidien et la réalité ». Et le ministre de poursuivre : « On va regarder avec le gouverneur si le taux d’usure est le frein ou s’il y a d’autres freins notamment le taux d’effort ». C’est exactement ce que souhaitent les professionnels de l’immobilier. Grâce à une évolution plus rapprochée des taux, la réalité du marché en serait, selon eux, mieux dépeinte.