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Crédit immobilier : 30% des dossiers seraient rejetés

Selon Meilleurtaux, les taux de crédit immobilier ont doublé en un an, soit 1,1 % sur 20 ans en 2021 et 2,3 % en 2022.

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Crédit : iStock.

Selon une récente étude de Meilleurtaux, près d’un tiers (30 % exactement) des dossiers déposés chez ce courtier ont de fortes chances d’être refusés par les banquiers. La raison ? Un taux d’endettement supérieur à 40 %, soit neuf points de plus qu’en janvier 2021. A noter que le taux d’endettement ne doit pas dépasser 35 %.

« S’il est compris entre 35 % et 40 %, l’emprunteur peut espérer, si son dossier est solide (revenus et apports élevés, bonne capacité d’épargne…), faire partie des 20 % de dossiers dérogatoires (qui peuvent déroger à la règle des 35 %) », explique au Figaro Immobilier Maël Bernier, de Meilleurtaux. Egalement, la part des dossiers où le taux d’endettement est inférieur ou égal à 35 %, a nettement baissé. Il était à 72 % il y a près de deux ans. Aujourd’hui, il atteint 58 %.

Les taux de crédit immobilier ont doublé en un an

C’est la conséquence de l’augmentation des taux de crédit qui a doublé en un an, soit 1,1 % sur vingt ans en 2021 et 2,3 % en 2022. La capacité d’emprunt des ménages a été plombée. Conséquence : la demande de crédit s’est tarie. Entre mars et octobre, le nombre de dossiers déposés chaque mois chez Meilleurtaux a dégringolé de plus d’un tiers (35 % exactement).

« L’offre des banques a également chuté. Elles ne prêtent plus sauf à leurs très bons clients », analyse Maël Bernier. De plus, les vendeurs n’ont pas toujours intérêt à céder leur logement. « Beaucoup de quadragénaires qui souhaitent acheter plus grand, vont rester au chaud. Ils n’ont aucun intérêt à retourner sur le marché, souligne une experte du crédit immobilier. Pourquoi emprunter à 2,5 % ou 3 % alors qu’ils ont acheté leur résidence principale grâce à un prêt à 1 % ? »

Pour Maël Bernier, qui prédit un passage sous la barre du million de ventes dès 2022, « les ventes forcées – divorces, mutations, successions… – feront le gros du marché en 2023 ». Au moins pour les six premiers de mois de l’année prochaine. En attendant que l’inflation diminue.