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Immobilier : le marché des maisons s’assagit

Longtemps dopé par une forte demande, ce segment est en décélération, selon les dernières données des notaires de France.

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Aspirants propriétaires de maisons, soyez attentifs : après de longs mois de hausse des prix, la tendance commence à s’inverser pour ces produits. Ainsi, selon la dernière note de conjoncture des Notaires de France, la hausse annuelle des prix serait limitée à +5,7 % fin décembre, contre +6,8% au deuxième trimestre de la même année. « Ce ralentissement serait très marqué sur les prix des maisons anciennes (+6,4 % contre +8,5 % au 2e trimestre) alors que ceux des appartements anciens augmenteraient au même rythme (+4,8 % contre +4,5 % au 2e trimestre) », détaille le document. Fait notable, la hausse du prix des maisons n’est que de 1% contre 1,2% pour les appartements anciens, sur le dernier trimestre.

Très forte chute de la demande

D’autres données permettent d’affirmer l’essoufflement du marché de la vente de maisons. Ainsi, selon Bien’Ici, fameux site de petites annonces, la demande de ce type de biens a baissé de 15% en un an, à fin septembre, est-il rapporté sur Le Figaro immobilier. Au troisième trimestre, ce chiffre grimpe même à 29%. Cependant, il faut tempérer ces chiffres avec un marché florissant sur l’année 2023. Au total, les maisons correspondent à 54,3% des offres du marché immobilier.

Pour l’observatoire LPI-Se Loger, les prix des maisons ont légèrement diminué de 0,5% sur trois mois, à fin septembre. Dans le même temps, ceux des appartements augmentaient légèrement de 0,3%. « Une telle évolution est fréquente, à cette période de l’année, surtout après plus de six mois durant lesquels la hausse des prix avait été rapide », précise néanmoins l’Observatoire. Si cette bulle d’air rectifie d’importantes augmentations, elle ne saurait se satisfaire de cet unique facteur.

Car les restrictions actuelles du crédit fragilisent davantage les aspirants propriétaires de maisons (plutôt que ceux qui souhaitent emprunter pour acheter un appartement). De plus, le diagnostic de performance énergétique, de plus en plus contraignant pour les acheteurs, ralentit également le marché : les factures de chauffage et l’achat de carburants qui tutoient des chiffres exorbitants ne font qu’enfoncer le clou davantage. Enfin, les décotes de prix des maisons sont beaucoup plus importantes que pour les appartements, y compris si les deux biens sont classés G par le DPE (5% contre 15%).