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Immobilier : les ventes de logements neufs en chute libre 

Les ventes totales de biens neufs ont diminué de 29,3% au troisième trimestre, selon les données de la FPI.

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Crédit : iStock.

L’achat de biens neufs par les particuliers, dernier segment a avoir résisté à la crise du secteur, s’est finalement contracté de 19,7% au troisième trimestre 2022, a indiqué jeudi la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) lors de son point trimestriel. Les ventes totales (particuliers et professionnels) de biens neufs ont quant à elles diminué de 29,3% au troisième trimestre, selon les données de la FPI qui affirme que ces chiffres sont inférieurs à ceux de l’année 2020, année de crise sanitaire. « La dernière digue vient elle aussi de céder », a déclaré le président de la FPI Pascal Boulanger dans un communiqué.

« Au premier semestre, on constatait une diminution d’environ 8% des ventes aux propriétaires occupants (ceux qui accèdent à la propriété, NDLR) mais elle restait équivalente à la chute des mises en vente. Au second semestre, la tendance s’est inversée jusqu’à atteindre un décrochage », a souligné auprès de l’AFP le délégué général de la FPI Didier Bellier-Ganiere.

Une conjoncture économique difficile

En cause, « la hausse des taux d’intérêts » qui, additionnés « à l’assurance et aux frais de dossiers », dépassent le taux d’usure, c’est-à-dire le taux au-dessus duquel un banquier n’est plus en capacité d’octroyer un prêt. « Beaucoup de particuliers se retrouvent ainsi bloqués », a ajouté Didier Bellier-Ganiere, selon qui « la hausse du coût des opérations » a également participé à faire chuter le marché.

« Avec l’inflation forte sur les matériaux dans le contexte de la guerre en Ukraine, les prix des biens sont très élevés. Les Français se disent que ce n’est peut être pas le bon moment d’acheter au regard de la conjoncture économique », a avancé le délégué général de la FPI. Autre diminution notable, celle des « ventes en bloc » c’est-à-dire les ventes d’immeubles, qui ont chuté de 54,6% par rapport à 2021.

Un chiffre d’autant plus inquiétant que « les promoteurs produisent plus de 55% des logements sociaux dans le cadre des ventes en bloc », a insisté le délégué général. « A moins qu’il y ait un rattrapage au dernier trimestre, on pense que l’année 2022 en terme de production de logements sociaux sera très mauvaise », a-t-il conclu.