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Petites villes : le prix de l’immobilier en hausse

Selon le premier baromètre de l’immobilier des petites villes, le nombre d’acquéreurs provenant des métropoles a sensiblement augmenté entre 2018 et 2021.

petites villes

Les petites villes de moins de 20.000 habitants attirent. Preuve en est, nombreux sont les citadins des grandes métropoles à y investir dans l’immobilier. Selon le premier baromètre de l’immobilier des petites villes présenté par les notaires de France, et relayé par Le Figaro immo, le nombre d’acquéreurs provenant des métropoles a sensiblement augmenté entre 2018 et 2021, de 3 points, passant de 12,39% à 15,65%. Pour obtenir ces données, plusieurs indicateurs ont été pris en compte : le DPE, l’origine des acquéreurs, les prix de vente…

« Ce besoin d’une vie différente se manifestait déjà avant la crise sanitaire. Les confinements sont un paramètre qui a juste accéléré le mouvement », observe le vice-président des Notaires de France, Bertrand Savouré. Les urbains se dirigent ainsi vers de petites villes comme Honfleur, (Normandie), Mayenne (Pays de la Loire) ou Laguiole (Occitanie). Il ne s’agit pas non plus d’un exode urbain, et les villes moyennes séduisent également les acheteurs.

Des petites villes avec des prix qui augmentent de 30 à 40 %

«De nouveaux habitants c’est toujours positif. Cela témoigne du dynamisme des villes. 100 habitants de Paris qui partent, ce n’est pas grand-chose pour la capitale mais si 50 d’entre eux vont dans une petite ville, c’est quelque chose pour cette ville», souligne le président de l’Association des Petites Villes de France, Christophe Bouillon, qui est également maire de Barentin, en (Seine-Maritime). Certaines communes étaient « sorties des écrans radars et sont devenues des spots dans le Pays d’Auge, entre Deauville et Pont-L’Evêque, avec des prix qui augmentent de 30 à 40% sur certains secteurs, en l’espace de deux ans », note Frédéric Violeau, notaire à Caen, dans le Calvados (14).

Les maisons se vendent mieux que les appartements, témoignant du désir de nature des habitants. Ainsi, les prix des appartements augmentent moins vite que ceux des maisons, dans les villes de moins de 10.000 habitants. Depuis 2018, le prix médian des maisons a augmenté d’environ 5 % par an. «Dans le Finistère, en Bretagne, les maisons sont vendues aux alentours de 200.000 € mais il n’est pas rare de réaliser des ventes à 700.000 €. Il s’agit d’un effet d’aubaine dont profitent certains vendeurs, d’un effet littoral», note Bertrand Savouré.

Et les acquéreurs ne se servent plus uniquement de ces biens immobiliers comme d’uniques lieux de vacances. Certains y passent plusieurs jours par semaine. « Ce n’est cependant pas un phénomène global mais tangible. Une nouvelle catégorie d’acquéreurs se dessine», souligne Frédéric Violeau. Les prix médians des appartements, eux, ont enregistré une augmentation de 7,6 % en 2020, puis de 7 % en 2021. Pour l’instant, en dépit de l’interdiction progressive de louer des logements classés F et G, l’étude ne constate pas d’envolée des biens de ce type mis à la vente.