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Discrimination : les agents immobiliers vont être contrôlés

La Fnaim a signé un partenariat avec SOS Racisme afin de contrôler les éventuelles discriminations par les agents immobiliers.

discrimination
Crédits : iStock

En matière d’accès au logement, la discrimination reste très présente. Déjà en 2019, une enquête réalisée par l’Insee montrait qu’une personne ayant un nom à consonance maghrébine avait 26,7% de chances en moins de voir ses démarches d’accès au logement aboutir. Alors que le marché immobilier a été largement bousculé en 2022, la lutte contre ce phénomène apparaît d’autant plus importante. Dans cette optique, des contrôles vont être mis en place auprès des agents immobiliers et administrateurs de biens.

Des sanctions prévues en cas de discrimination

La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) et SOS Racisme ont signé, mardi 6 décembre sous l’égide du Gouvernement, un partenariat visant à réaliser des tests réguliers auprès des acteurs de l’immobilier. Une décision qui s’inscrit dans la logique de la charte « visant à renforcer l’action des professionnels de l’immobilier pour lutter contre toutes de discriminations dans l’accès au logement », signée en 2020. Des tests de contrôle vont être effectués par SOS Racisme auprès d’agents formés à la lutte contre la discrimination. Que les conclusions soient positives ou négatives, un retour sera envoyé au professionnel.

L’existence de ces contrôles sera connue des agents et des administrateurs, mais ils ne sauront bien sûr pas quand ils interviendront. Si une pratique discriminatoire est identifiée, les sanctions pourront aller du simple avertissement à une radiation, en passant par l’obligation de suivre un stage de formation sur la lutte contre les discriminations.

« Les testings internes que nous projetons ainsi que l’attention portée à l’efficacité des formations dispensées permettent de déployer à une échelle inédite des outils supplémentaires face au fléau des discriminations », s’est félicité Dominique Sopo, président de SOS Racisme. « Nous ne pouvons pas nous revendiquer comme tiers de confiance et ne pas être exemplaires sur des sujets aussi sensibles », a de son côté déclaré Jean-Marc Torrollion, président de la Fnaim.