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Immobilier : les loyers ont augmenté dans les principales villes de France

Pour louer un bien immobilier, le budget augmente dans de nombreuses métropoles. Et cela ne devrait pas s’arranger.

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Crédit: iStock.

Dans les métropoles, les loyers sont en hausse. Ainsi, à Rennes ils ont augmenté de 5,1 % en un an,de 4,8% à Nice et à Marseille, de 3,7% à Toulouse, ou encore de 4,2% à Strasbourg. Par rapport à la dernière évolution annuelle de l’indice de référence des loyers (IRL) établi en octobre dernier ces augmentations sont supérieures, rappelle Le Figaro immobilier. Le gouvernement avait limité la hausse de l’IRL à 3,5 % afin de protéger les locataires mais il en a été autrement dans la moitié des plus grandes métropoles françaises, selon la dernière étude du groupe SeLoger sur le sujet. Aussi, alors que les prix de l’immobilier dans la capitale ont diminué de 1,2 % en un an, les loyers parisiens, eux, ont augmenté de 1,8 % sur un an.

Cette augmentation du prix des loyers a plusieurs facteurs. « La cité phocéenne a longtemps présenté des prix particulièrement attractifs et se trouve actuellement en plein phénomène de rattrapage. En l’espace de deux ans, les prix de l’immobilier y ont grimpé de +25,3 %, et les loyers de +6,3 % sur la même période, ce qui peut représenter un surplus dépassant 215 € par an sur la location annuelle d’un appartement meublé de 20 m²», commente le directeur scientifique de SeLoger.

Premiers effets de l’encadrement des loyers

Le marché rennais est différent. La ville fait partie du top 10 des villes les plus recherchées et les plus tendues, d’après l’observatoire national réalisé par LocService.fr. Les villes de taille moyenne ne sont pas épargnées par ce phénomène. Elles ont connu un regain d’intérêt durant la pandémie après avoir été longtemps délaissées au profit des métropoles. Par exemple, à Mérignac, près de Bordeaux, les loyers ont augmenté de près de 8 % en un an. Ils ont augmenté de plus de 4 % sur les trois derniers mois, dépassant ainsi le plafond d’augmentation légal (IRL).

Dans les villes qui pratiquent l’encadrement des loyers, ce n’est pas vraiment mieux. Dans la capitale, les loyers ont augmenté de 1,8% en un an. Pour y louer un meublé, il faut aujourd’hui compter 34€/m². « Dans la capitale, un nombre important de biens sont toujours proposés sur le marché avec des loyers qui ne respectent pas l’encadrement des loyers, quatre ans après sa mise en place. À partir de janvier, une nouvelle version du dispositif permettra à la mairie de Paris de sanctionner directement les bailleurs en infraction. Il sera intéressant d’analyser si cette nouvelle méthode permettra de changer la donne », détaille Thomas Lefebvre. Ce ne sera plus le préfet mais la mairie de Paris qui contrôlera les dépassements de loyers abusifs.

À Lyon et à Bordeaux, c’est déjà un peu mieux. Dans la première ville, les loyers ont légèrement baissé de -0,8 % sur un an. Dans le même temps, les prix de l’immobilier ont diminué en moyenne de 2,9 % dans la capitale du Sud-Ouest, soit la plus forte baisse de l’Hexagone. Dans la seconde ville, les loyers ont légèrement augmenté, de 0,4 % en un an. Dans le détail, les appartements non meublés coûtent en moyenne -3,4% en un an et de -5,3% en deux ans, depuis que le dispositif a été mis en place. La colocation apparaît alors comme une solution « particulièrement économique pour se loger: il faut compter en moyenne 471 € par mois pour une chambre en colocation, sans évolution par rapport à l’année dernière », d’après LocService. Et en 2023, l’interdiction de louer certaines passoires thermiques, dont le plus grand nombre se situe dans des zones où les locataires sont nombreux, ne devrait pas arranger la situation.