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Taux d’usure : vers une réévaluation mensuelle ?

La méthode de calcul du taux d’usure devrait être réévaluée par la Banque de France, fruit d’une bataille acharnée menée par les spécialistes du crédit.

taux d'usure
Crédit : iStock.

Les courtiers et autres spécialistes du crédit immobilier se frottent les mains. La méthode de calcul du taux d’usure devrait être réévaluée par la Banque de France, fruit d’une bataille acharnée. « Fixé chaque trimestre, le taux d’usure va bientôt être réévalué mensuellement, de manière temporaire. La Banque de France devrait dévoiler une décision en ce sens dans le courant de la semaine, pour une mise en application au 1er février ou au 1er mars », écrit Meilleurtaux, le spécialiste du crédit.

Tous les mois, en fonction du niveau de l’inflation

En cette fin d’année, l’activité du crédit a été nettement freinée. Mercredi 18 janvier, l’Observatoire crédit logement/CSA évaluait à 20 % la baisse de production de prêts immobiliers en 2022 en raison d’un rythme d’actualisation du taux d’usure jugé trop long et d’une hausse des taux. Au dernier trimestre 2022, la chute a été plutôt importante, avec un recul de 42,6%. Un scénario qui rappelle celui de 2008.

Partant de ce constat, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, s’est montré favorable à cette nouvelle mesure devant la commission des finances du Sénat, mercredi 11 janvier. « Au lieu de faire cette hausse une fois en fin de trimestre avec une grosse marche… on ferait trois plus petites marches, mois par mois, en regardant les trois mois précédents à chaque fois », déclarait-il.

Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie n’est pas resté sourd à ces déclarations et il devrait confirmer cette nouvelle mesure dans quelques jours. Il a indiqué, rappelle La Dépêche, que le taux d’usure « ne sera bientôt plus revalorisé tous les trimestres, mais tous les mois, en fonction du niveau de l’inflation ». Enfin une éclaircie dans le ciel gris des aspirants propriétaires. Une bonne nouvelle supplémentaire donc, pour ceux qui traversent des zones de turbulence avec une capacité d’emprunt qui s’est réduite en un an.