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Prêt immobilier : des banques exigent désormais une épargne de précaution

Les exigences d’apport pour l’obtention d’un prêt immobilier sont en hausse. Et certaines banques exigent également une épargne minimum.

prêt immobilier

À partir de février, le calcul du seuil d’usure va évoluer. Une décision qui vise à faciliter l’obtention d’un prêt immobilier et ainsi à normaliser le marché. Les ménages les plus modestes étaient jusque-là souvent pris en tenaille entre la hausse des taux et l’interdiction d’emprunter au-delà de ce seuil. Si cette évolution peut leur éviter un refus des banques, celles-ci ont également durci leurs conditions. Cela passe par un montant de l’apport qui ne cesse d’augmenter. En juillet 2022, Century 21 l’estimait en moyenne à 55.519 euros, en nette hausse par rapport au deuxième trimestre 2021 (32.153 euros). Selon le courtier Cafpi, cité par BFMTV, l’apport moyen demandé dépasse régulièrement les 60.000 euros.

Un prêt immobilier sous conditions strictes

Les ménages les plus modestes ou primo-accédants risquent donc de devoir vider toutes leurs poches pour espérer obtenir un prêt. Mais cela risque de ne pas suffire. Selon Cafpi, de plus en plus de banques exigent désormais que les candidats à l’acquisition disposent d’une épargne résiduelle. Un matelas qui permet aux banques de s’assurer qu’un petit aléa de la vie ne viendra pas amputer les capacités de remboursement de ses clients. Le montant exigé correspondrait généralement à environ un an de mensualités du crédit. Un montant qui n’est pas anodin avec les taux actuels. Par exemple, un ménage qui emprunterait 250.000 euros à 2,5% sur 20 ans devrait déjà justifier d’une épargne de secours de près de 15.000 euros.

Une somme à ajouter à l’apport. Cafpi note cependant que les montant des apports demandés varient beaucoup d’une région à l’autre. Il est nettement inférieur dans les Hauts-de-France ou dans la région Grand-Est avec entre 36.000 et 38.000 euros. Une somme qui paraît bien modeste comparée aux 86.000 euros exigés en Île-de-France, soit 20 % du prix total. C’est dans le Sud-Est que les exigences augmenteraient le plus. Elles sont passées en un an de 60.000 à 76.000 euros.