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Crédit immobilier: baisse des taux d’intérêt, et si vous renégociez votre prêt?

Certaines banques ont revu à la baisse leurs taux de crédit immobilier en juillet. Une occasion de renégocier votre prêt selon le site Vousfinancer.

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C’est une bonne nouvelle pour la quasi-totalité de ceux qui ont contracté un prêt immobilier avant le milieu de 2016. Selon le site de courtiers Vousfinancer, la baisse des taux de crédit observés dans certaines banques pendant le mois de juillet leur offre la possibilité de renégocier leur emprunt. Dans un communiqué publié lundi 20 juillet, le site avance la possibilité de réaliser de « fortes économies ».

Comme le rappelle le courtier, depuis le début de l’année 2020, et tout particulièrement pendant le confinement, le mouvement des renégociations de prêt est reparti. En mai, il a atteint 32% des nouveaux crédits et a représenté un volume de 6,8 milliards. En avril, la part des renégociations est montée jusqu’à 47% des nouveaux crédits. Ce mois-là, elles ont atteint un volume de 9,6 milliards d’euros, a rappelé la Banque de France.

« Il n’est pas trop tard »

Au premier semestre, les renégociations de crédits ont progressé de 53% de la production de crédits, par rapport aux six premiers mois de l’année 2019. Ce résultat équivaut à 15% de la production de crédits entre janvier et juin 2020, contre 7% sur la même période en 2019.

Pour Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer, cette reprise du mouvement de renégociations s’explique, notamment, par le nombre important de demandes déposées en fin d’année 2019, à un moment où les taux étaient à nouveau très bas, mais qui « n’ont été traitées qu’en 2020, en raison de la priorité donnée aux dossiers d’acquisitions ». Elle ajoute également que certains emprunteurs ont profité du confinement pour effectuer les démarches de renégociation, celles-ci ne nécessitant pas la signature d’un notaire.

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La porte-parole estime qu’« il n’est pas trop tard pour renégocier son crédit », et que la démarche peut viser les crédits souscrits à un taux supérieur à 2,3%. « On considère qu’il faut un point d’écart entre le taux du crédit à renégocier et les taux actuels pour que l’économie générée rende l’opération intéressante compte tenu des frais engendrés qui peuvent atteindre jusqu’à 3 % du capital restant dû », rappelle-t-elle. Elle ouvre également la porte des renégociations aux crédits récents, dont le montant dépasse 300 000 euros ou souscrits sur plus de vingt ans.