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Les taux de crédit ont continué à reculer en novembre

Alors que la durée des prêts reste à des niveaux historiquement élevés, les taux sont pratiquement revenus en novembre à leur niveau d’avant la mise en œuvre du premier confinement, selon l’Observatoire Crédit Logement.

Les conditions de crédit n’ont pas bougé le mois dernier. Les taux de crédit affichaient en moyenne 1,20 % en novembre, contre 1.21% un mois auparavant, selon l’observatoire Crédit Logement. Soit le cinquième mois consécutif de baisse.

« Malgré le renforcement de la crise économique et sociale et la montée des risques de défaut d’une partie des emprunteurs, les banques continuent à améliorer les conditions des crédits octroyés, afin de soutenir la demande de crédits immobiliers des particuliers sur des marchés fragilisés par deux périodes de confinement », indique l’observatoire. Ainsi depuis juin, les taux ont perdu 7 points de base. Ils reviennent pratiquement à leur niveau d’avant la mise en œuvre du premier confinement.

Des durées de prêts au plus haut

La durée moyenne des prêts immobiliers reste à des niveaux jamais vus : elle se situe à 233 mois en novembre, contre 235 mois en octobre. Particulièrement élevée depuis le déclenchement de la pandémie, elle s’est encore allongée depuis le début de l’été, de l’ordre de 5 mois.

Cet allongement des durées a cependant « permis d’absorber les conséquences de la hausse des prix des logements et aussi de contenir le taux d’effort sous le seuil de 33 % », ce dernier point étant recommandé par le Haut comité de stabilité financière (HCSF). Quant à la limitation des prêts à une durée de moins de 25 ans, elle est dans l’ensemble respectée. En effet, seul 0,6% des prêts à l’accession affiche des durées plus longues.

Recul de la demande de crédit

Du côté de la demande, novembre a marqué un nouveau recul, qui devrait logiquement se poursuivre en décembre selon le Crédit Logement, au-delà de l’affaiblissement saisonnier du marché. En effet, l’augmentation des prix des logements depuis le déclenchement de la pandémie, dans l’ancien notamment, a « renforcé les effets du durcissement des conditions d’octroi des prêts pour les acheteurs modestes ». Or ces derniers avaient porté l’expansion du marché entre 2016 et 2019.

« Ainsi, en dépit d’un rebond post-confinement en juin, le marché n’a pas retrouvé sa vigueur de 2019 », écrit l’observatoire. Et ce alors que la mise en œuvre du reconfinement a « de nouveau affecté les conditions de réalisation des projets immobiliers des ménages et provoqué l’abandon d’opérations envisagées ».