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Emprunt : les professionnels de l’immobilier et du crédit saluent l’assouplissement des conditions d’octroi

Les réactions se multiplient, côté professionnels de l’immobilier et du crédit, après l’annonce par le HCSF de l’assouplissement des conditions d’obtention d’un prêt immobilier.

Crédit immobilier

Un assouplissement qui fait réagir. Les professionnels de l’immobilier, de la FNAIM aux courtiers en crédit, ne cachent pas leur satisfaction depuis les annonces de Bruno Le Maire. Au sortir de la réunion du Haut conseil de stabilité financière (HCSF), jeudi 17 décembre, la patron de Bercy a expliqué que la référence du taux d’effort allait passer de 33% à 35%. Qui plus est, il sera désormais possible de contracter un crédit immobilier sur une durée de vingt-sept ans, dans le cas de différés de remboursement liés au neuf ou aux travaux.

Après Vousfinancer ou Cafpi, la Chambre nationale des conseils experts financiers (CNCEF), association de courtiers en crédit, a fait part de sa satisfaction.

20% de dérogations

Pour les sections Crédit et Immobilier de la CNCEF, l’assouplissement des conditions d’octroi d’un prêt est une bonne nouvelle, qui va bénéficier « aux primo-accédants au premier chef ». « L’avancée est notable, de nature à dynamiser le marché de l’immobilier neuf et de la construction », estime Didier Kling, président de la CNCEF Immobilier. Cependant, Christelle Molin-Mabille, présidente de la CNCEF Crédit, regrette que la notion de « reste à vivre » ne soit pas intégrée aux critères d’accord d’un crédit immobilier.

Du côté de la FNAIM, on est formel : « Le revirement prudent du HCSF » est « une étape indispensable pour éviter une cassure durable du marché de l’immobilier ». Quant au courtier Cafpi, s’il salue l’assouplissement, il aurait aimé que des dérogations soient également accordées aux dossiers des courtiers et non pas uniquement aux clients des banques. En effet, 20% des demandes de crédit immobilier déposées auprès des établissements bancaires pourront déroger aux nouvelles règles présentées par Bruno Le Maire. Jusque-là, la part des dérogations était fixée à 15%.