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Les taux de crédit immobilier stables en janvier

La tendance a peu bougé début 2020 sur le front des taux de crédit immobilier. Les baisses de barèmes observées chez certains établissements bancaires n’ont pas profité de la même manière à tous les emprunteurs.

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Les taux n’ont pas bougé au début de l’année, selon l’observatoire Crédit Logement. En janvier, ils restent stables à 1,17 %, au même niveau qu’en décembre 2020, « en dépit des baisses affichées dans les barèmes de la plupart établissements de crédit et pour presque toutes les maturités de prêts ».

Une stabilité apparente qui cache quelques disparités selon les durées et les profils. Dans le détail, le taux des prêts à 15 ans et à 25 ans a reculé de 2 points de base, et celui des prêts à 20 ans de 3 points. Mais « le déplacement de la production vers les durées les plus longues a, encore une fois, neutralisé l’impact de ces baisses sur le taux moyen », souligne l’observatoire.

Tous les emprunteurs pas logés à la même enseigne

Les emprunteurs aux meilleurs profils ont le plus bénéficié de ces mouvements baissiers : pour cette clientèle, les taux ont reculé d’au moins 4 points sur les prêts à 15 ou à 20 ans. Au contraire, les moins bons se sont contentés d’une diminution de 1 point sur les prêts à 20 ou à 25 ans, et ont même subi une augmentation de 2 points sur les prêts à 15 ans.

La durée moyenne des prêts immobiliers a quant à elle reculé, à 227 mois en janvier contre 229 mois en décembre 2020. Après une hausse en 2020, qui a eu pour objet d’absorber les conséquences de la hausse des prix des logements – « et souvent, de contenir les taux d’effort sous le seuil des 33 %, dans le contexte de la crise déclenchée par la Covid-19 » -, la tendance s’est inversée à partir de décembre. La durée moyenne est ainsi revenue à son niveau de l’automne 2019, selon le Crédit Logement.

Sur un an, la production de crédits laisse voir un retrait de 16.5 %, alors qu’elle affichait une hausse de 9.8 % il y a un an à la même époque. Le nombre de prêts accordés recule de 18.1 % (+ 5.5 % il y a un an).

« La demande est affectée par les conséquences économiques et sociales de la crise sanitaire et la dégradation de son moral. Cette dégradation du marché s’est poursuivie et amplifiée en janvier 2021 », indique le Crédit Logement. Et pour le moment, ni l’assouplissement des conditions d’octroi par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), ni les nouveaux seuils d’usure « n’ont permis à la demande de se redresser ».