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Crédit immobilier : les banques plus exigeantes en matière d’assurance

La crise sanitaire et économique du Covid-19 rend les banques encore plus méfiantes. Lors de la souscription d’un crédit immobilier, elles incitent les emprunteurs à opter pour de nouvelles garanties parfois plus coûteuses qu’utiles.

Immobilier
Crédit: iStock.

Alors que le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a adouci les conditions d’octroi d’un crédit immobilier, avec un taux d’endettement rehaussé à 35% et une durée maximale des prêts de 25 ans, mais avec deux ans de différés possibles, les banques font preuve de nouvelles exigences en matière d’assurance emprunteur, indique Le Parisien. Depuis le début de la crise sanitaire, les établissements bancaires iraient parfois jusqu’à exiger que l’emprunteur souscrive de nouvelles garanties. C’est notamment le cas de celle couvrant la perte d’emploi. « Les banques sont malignes, et peuvent essayer de profiter de la crise », explique au quotidien Astrid Cousin, porte-parole de Magnolia.fr, courtier en assurance de prêt.

Rassurante, la garantie perte d’emploi s’avère en fait chère et contraignante. Son prix oscille entre 0,16% et 0,90% du montant de l’emprunt et est à ajouter à celui de l’assurance globale. Mais, pour souscrire à cette garantie, il est nécessaire d’être en CDI depuis au moins un an. Et pour qu’elle soit activée, il faut avoir perdu son travail à la suite d’un licenciement économique. Autre point – et pas des moindres – à prendre en compte, la garantie ne couvre l’assuré que sur une période de 36 mois et cela quelle que soit la durée du crédit immobilier. Enfin, l’indemnisation ne se déclenche qu’après un délai de carence, quand il ne faut pas avoir passé un certain temps (inscrit dans les conditions du contrat) au chômage pour pouvoir en bénéficier. Et puis, autant le savoir avant de signer, en cours de crédit immobilier, vous changez d’assurance, n’espérez pas vous défaire de la garantie perte d’emploi : c’est impossible.

Les maladies professionnelles

Une autre garantie a le vent en poupe depuis bientôt un an. Celle liée aux « maladies non objectivables ». Concrètement, elle couvre des maladies comme le burn-out, la dépression nerveuse, les problèmes de dos, etc. Avec la crise du Covid-19 et l’explosion du télétravail, elle devient essentielle. « Je conseille à mes clients de la prendre. Cela a un coût, mais nous voyons bien, avec la crise, que personne n’est à l’abri de flancher. Il vaut mieux se protéger », recommande Astrid Cousin, interrogée par le quotidien.