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Covid-19 : de plus en plus de femmes seules souscrivent à un crédit immobilier

Depuis le début de la crise sanitaire liée à l’épidémie de Covid-19, de plus en plus de femmes seules souscrivent à un crédit immobilier.

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Crédit: iStock.

La Centrale de financement, courtier en crédit, s’est intéressée aux profils des souscripteurs d’un crédit immobilier dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Sur la base des dossiers de prêts finalisés dans son réseau en 2020, le courtier a étudié le profil des emprunteurs et plus spécifiquement le « versant féminin du prêt immobilier », rapportent les Echos. L’étude relève un fait important : la proportion des femmes parmi les mono-emprunteurs a augmenté de 2,2% par rapport à 2019. « Si, de manière générale, la part des femmes dans l’emprunt croît d’année en année, cette tendance est accentuée au cours de la crise sanitaire, en raison de ‘l’effet divorce’ et des séparations engendrées par le confinement », explique au quotidien économique, Sylvain Lefèvre, président de La Centrale de financement.

Les femmes, candidates à l’accession à la propriété, sont aussi plus nombreuses. « Les évolutions sociétales contemporaines, qui permettent à de plus en plus de femmes d’accéder à des postes à responsabilité, et donc à une indépendance financière croissante », facilitent aussi l’obtention du crédit immobilier, selon le professionnel.

Le profil type 

Comme le rapporte la Centrale de financement, le profil de la mono-emprunteuse correspond à celui d’une femme de 40 ans, qui dispose d’un salaire moyen de 2.800 euros par mois. Elle contracte un prêt sur 20 ans et 10 mois qui s’élève à 152.230 euros. Pour obtenir cet emprunt, elle doit fournir à sa banque un apport de 24% du montant du prêt total, c’est-à-dire 36.535 euros.

Les femmes célibataires qui ont souscrit à un prêt immobilier en 2020 disposaient d’un revenu mensuel moyen supérieur de 7,43% à celles de 2019. Les Echos précisent que leur apport personnel moyen, a lui, augmenté de 21,56% entre 2019 et 2020. Une hausse importante alors que le montant moyen du prêt contracté par les Françaises mono-emprunteuses a évolué seulement de +1% en moyenne entre 2019 et 2020.