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Crédit immobilier : de nouvelles baisses de taux en mars

Les meilleurs profils d’emprunteurs ont pu tabler sur un taux inférieur à 1 % en mars, même sur les durées les plus longues, par exemple 0.76 % sur 20 ans.

assurance emprunteur

Les taux moyen de l’ensemble du marché atteignent un nouveau plancher, à 1,13 % au 1er trimestre 2021, contre 1,19% au 4ème trimestre 2020, selon l’observatoire Crédit logement/CSA. Depuis le début de l’année, les établissements de crédit ont affiché des baisses de 8 à 9 points de base dans les barèmes de taux proposés aux clientèles et pour toutes les maturités de prêts. « Mais le déplacement de la production vers les durées les plus longues a, encore une fois, neutralisé une partie de l’impact de ces baisses sur le taux moyen » souligne l’observatoire.

Les meilleurs profils d’emprunteurs peuvent tabler sur un taux inférieur à 1 %, même sur les durées les plus longues, par exemple 0.76 % sur 20 ans. Mais les emprunteurs plus difficilement finançables – présentant moins de revenus et d’apport personnel – ont aussi bénéficié d’une baisse de taux, « nettement plus rapide que celle des autres emprunteurs sur les durées les plus longues ».

Allongement des durées

L’emprunt tend à s’allonger : au 1er trimestre 2021, la durée moyenne des prêts accordés était de 231 mois, soit deux mois de moins qu’au 4ème trimestre 2020. Mais depuis décembre dernier, la durée moyenne s’est accrue de 7 mois pour atteindre 236 mois en mars, soit un plus long jamais observé. En contrepartie également, le niveau de l’apport personnel s’élève de plus en plus rapidement : de 11,1% sur le 1er trimestre 2021.

« En conséquence, l’indicateur de solvabilité de la demande en bénéficie et se redresse à un niveau élevé déjà constaté au milieu des années 2010. La transformation du marché a en effet été telle, que les emprunteurs qui restent sur le marché bénéficient de très bonnes capacités d’emprunt», selon le Crédit Logement. Un résultat qui tient toutefois « largement à la sortie du marché des clientèles les moins bien dotées en apport et aux situations budgétaires les moins confortables ».

Redressement de la demande

Enfin, après plusieurs mois de blocages liés aux restrictions d’accès au crédit par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), la demande s’est « nettement redressée » en mars, comme souvent avec l’arrivée du printemps. Le rebond paraît d’autant plus prononcé qu’en mars 2020, référence du glissement annuel, l’activité avait lourdement chuté avec le confinement. Mais ce rebond n’a pas encore réussi à totalement gommer les tendances récessives du marché.