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Crédit immobilier : des taux de crédit records, qui baissent encore

De nouvelles diminutions des taux de crédit immobilier ont eu lieu au mois d’août. Les meilleurs profils peuvent désormais emprunter à moins de 1%.

taxe foncière
Crédit: iStock.

Le mois d’août a été marqué par de nouvelles diminutions des taux de crédit immobilier dans certaines banques. Une diminution minime, de l’ordre de 0,05% à 0,10%, mais qui a permis d’enregistrer de nouveaux records selon Vousfinancer. Les taux moyens sont actuellement de 0,95% sur 15 ans, 1,15% sur 20 ans et 1,35% sur 25 ans, détaille le réseau de courtiers. Ainsi, les meilleurs profils peuvent emprunter à moins de 1% quelle que soit la durée de leur emprunt. « 0,50% sur 15 ans, 0,80% sur 20 ans et 0,90% sur 25 ans au mieux » selon Vousfinancer.

Pour Sandrine Allonier, porte-parole du site, les banques « préparent dès maintenant la rentrée de septembre, traditionnellement riche en transactions immobilières. On pourrait ainsi assister à de nouvelles baisses de taux sur les barèmes qui nous seront communiqués début septembre », estime la professionnelle.

Vers un nouveau durcissement des conditions d’octroi ?

Des taux déjà au plus bas depuis plusieurs mois, qui ont participé à une production de crédits record au cours du premier semestre 2021, annoncée par la Banque de France. La production de crédits nouveaux à l’habitat liée à des transactions immobilières a atteint 110,7 milliards d’euros. Soit 26,4% de plus que lors du premier semestre 2020. Une amélioration qui pourrait ne pas être du goût du Haut conseil de stabilité financière (HCSF). Lors de sa réunion du 15 juin dernier, l’instance qui veille, notamment, sur la production de prêts avait indiqué que bien que « la production de crédits immobiliers reste dynamique tout en reposant sur des bases plus saines », ses recommandations de ne pas dépasser 35% de taux d’endettement et 25 ans de durée de crédit deviendraient une norme juridiquement contraignante dès la rentrée.

Reste à savoir si la marge de flexibilité de 20% de la production, autorisée par le HSCF, a été respectée. Un bilan permettra de faire un point sur cette donnée et, s’il s’avère que certaines banques ont dépassé les limites, des sanctions pourraient tomber. Si rien n’est acté, elles pourraient être d’ordre financier, afin d’inciter les établissements à « rentrer dans le rang ». Un durcissement des normes, dès la fin de l’année, pourrait également être appliqué. « Plusieurs de nos partenaires bancaires nous ont indiqué avoir respecté la marge de flexibilité du HCSF et être donc bien ‘dans les clous’. Concernant ceux-là au moins, il n’y a pas donc pas de raisons qu’ils durcissent leurs conditions d’octroi de crédit immobilier dans les prochaines semaines… », rassure Sandrine Allonier.