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Immobilier : le courtage en crédit progresse en Europe

La part de marché des courtiers en crédit est passée de 29 % en 2015 à 37 % en 2020, selon l’Association des professionnels intermédiaires en crédit (Apic).

Le courtage en banque et en assurance réglementé par une réforme
iStock

Le marché du courtage a progressé dans tous les pays européens ces dernières années. C’est ce qui résulte d’une étude publiée par l’Association des professionnels intermédiaires en crédit (Apic), réalisée par Arcturus Group. L’étude porte sur les marchés français, allemand, belge, néerlandais, Italien, portugais, espagnol, suédois, irlandais et britannique. Ainsi, les courtiers hollandais intermédient désormais 61 % des crédits immobiliers, contre 55 % en 2018. En Irlande et au Royaume-Uni, les parts de marché se situent aussi à un niveau élevé, entre 60 et 80 %. Lequel varie désormais assez peu, et plutôt en fonction de la dynamique du marché immobilier.

37 % de parts de marché en 2020

Quant à la France, la progression du recours au courtage en crédit est encore plus marquée. La part de marché des courtiers est passée de 29 % en 2015 à 37 % en 2020, soit une hausse de 8 points. « La réglementation a professionnalisé notre métier et nous a permis d’acquérir véritablement le statut de tiers de confiance auprès des Français qui ont un projet immobilier », analyse Bruno Rouleau, président de l’Apic. Témoin de cette progression, le nombre d’acteurs du secteur inscrits sur un registre des intermédiaires (l’Orias en France). Dans l’Hexagone, le nombre d’intermédiaires en opérations de banque et services de paiement (IOBSP) immatriculés a bondi de 25 % : il est passé de 26 717 en 2016 à 33 835 en 2020.

Quelle rémunération ? Alors que dans la plupart des pays européens, les commissions bancaires sont comprises entre 1 et 2,75 % (comme en Allemagne, en Italie) depuis 2019, la France ferait office de bon élève : « la quasi-totalité des banques françaises ont décidé de réduire les commissions versées aux courtiers de 1 % du montant emprunté (plafonné à des montants compris à 1500 à 5000 €) à des taux compris entre 0 et 0,8 %, avec des plafonds souvent revus à la baisse également, entrainant en moyenne une baisse des commissions bancaires de 50 % », selon l’Apic.

Révision de la directive sur le crédit immobilier en 2024

A l’horizon 2024, la Commission européenne révisera sa directive sur le crédit immobilier (MCD). Avec là encore, à la clé, de probables évolutions importantes. « Comme c’est déjà le cas dans certains pays européens, la digitalisation du courtage et le recours croissant à des plateformes en ligne vont bouleverser l’exercice du métier, et le législateur devra repenser sa régulation et son impact sur le consommateur », estime l’association.