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Crédit immobilier : les taux d’usure remontent

Les taux d’usure seront un peu plus élevés à compter du premier trimestre 2022. Dans la pratique, cette évolution facilitera l’accès des ménages au crédit immobilier.

Crédit immobilier
Crédit: iStock.

Fixés tous les trois mois par la Banque de France, les taux d’usure remontent, après des mois de baisse. Une bonne nouvelle pour certains ménages à qui cette évolution va permettre de contracter un crédit immobilier. En effet, les taux d’usure marquent le taux maximum au-delà duquel une banque ne peut pas prêter d’argent. Concrètement, le taux d’usure applicable à partir du 1er janvier 2022 est de 2,44% pour les prêts immobiliers d’une durée comprise entre dix ans et moins de vingt ans, soit 0,01% de plus qu’au quatrième trimestre 2021. Les autres taux d’usure pour des prêts immobiliers contractés sur plus de vingt ans restent stables, comme ceux des prêts relais.

Lors du dernier trimestre de 2021, les taux d’usure avaient atteint un niveau historiquement bas. La très légère progression annoncée dans le Journal officiel du 26 décembre ouvre une porte aux emprunteurs considérés comme les plus fragiles par les établissements bancaires. Elle leur offre une possibilité un peu plus large de se voir accorder un crédit immobilier. Lorsqu’ils ont été mis en place, les taux d’usure visaient à protéger les emprunteurs face à des taux trop élevés. Mais dans le contexte de taux bas actuels, les taux d’usure peuvent dissuader les banques de prêter aux ménages les moins aisés.

Compenser le défaut de paiement

Avant d’accorder un crédit immobilier, la banque évalue un niveau de risque. Plus celui-ci est important, plus la banque appliquera un taux d’intérêt élevé, afin de compenser le risque de défaut de paiement. Face à un risque jugé élevé, l’établissement prêteur refusera le prêt s’il ne peut appliquer un taux suffisant, car supérieur aux taux d’usure. Ceux-ci sont calculés sur la base du taux annuel effectif global moyen, appliqué par les banques pour les crédits accordés à leurs clients au cours du trimestre précédent. La Banque de France gonfle cette moyenne de son tiers.