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Crowdfunding immobilier : pourquoi il séduit de plus en plus de particuliers

Les particuliers sont de plus en plus nombreux à investir dans le crowdfunding immobilier. Pourquoi osent-ils se lancer ?

Crowdfunding
Crédit: iStock.

L’émergence des plateformes de financement participatif, depuis 2014 et l’ordonnance réglementant le crowdfunding en France, a offert de nouvelles possibilités en matière d’investissement immobilier. Les plateformes de crowdfunding spécialisées dans l’immobilier permettent d’investir dans ce secteur sans trop de moyens. Comme le rappelle Ouest-France, le ticket d’entrée est généralement fixé à 1.000 euros. Et alors qu’avant le développement du crowdfunding immobilier, il n’existait que des solutions de placement à long terme, via une SCPI ou encore le dispositif Pinel, désormais, le temps moyen du placement est de 21 mois.

S’il permet aux particuliers d’investir plus facilement, le crowdfunding immobilier aide les promoteurs et les marchands de biens à boucler leur financement et à concrétiser leurs opérations. Aujourd’hui, ils sont une trentaine à proposer du financement participatif dans le secteur de l’immobilier. Mais « cinq représentent 75% des parts de marché », explique au quotidien Jérémie Benmoussa, le président de l’association Financement participatif France (FPF) et cofondateur de Fundimmo. Des chiffres qu’il tient du baromètre HelloCrowdfunding/Fundimmo.

Des taux de rentabilité élevés

Alors qu’en 2020, la collecte de fonds avait déjà atteint 505 millions d’euros, elle pourrait dépasser le milliard d’euros en 2022. Il faut dire que le crowdfunding immobilier affiche des taux moyens de rentabilité très élevés. Ils avoisinent les 9,3%, quand les taux de défaut étaient d’à peine 0,16% à la fin de 2020. « Il existe un risque de perte partielle ou totale du montant investi et nous sommes les premiers à le mettre en avant sur la plateforme. C’est pour cela qu’avant de proposer un projet, on analyse les critères fondamentaux de l’opération : le promoteur, le permis de construire, l’accord de financement bancaire, la technicité de l’opération, etc. », indique Quentin Romet, à la tête de la plateforme Homunity.

Jérémie Benmoussa, lui, parle d’un unique cas de perte avéré en six ans sur du financement participatif immobilier. Et certains chantiers ou commercialisation des logements ont été plus longs qu’annoncé, parfois en raison de la crise sanitaire. « La pandémie a ralenti les chantiers de trois à six mois en 2020 et au début de 2021 », souligne le président de FPF. Et d’ajouter qu’il faudra patienter jusqu’à la fin de 2022 pour mesurer l’impact réel du Covid-19 sur le secteur immobilier