Se connecter S’abonner

Immobilier : dans quelles régions les acheteurs peuvent-ils le plus négocier les prix ?

Lors de l’achat d’un bien immobilier, la marge de négociation moyenne est de 4,7% du prix du logement. Mais, selon les régions, la marge de manœuvre est plus large.

immobilier
Crédit photo : Istock.

Toute moyenne cache des disparités. Même en matière de négociation des prix de l’immobilier. D’après Se Loger, certaines régions laissent plus de latitude que les 4,7% constatés en moyenne à l’échelle nationale. Selon le baromètre du site de petites annonces, le marché immobilier est pénurique, ce qui explique que les acquéreurs ne négocient plus, de peur de passer à côté du bien qu’ils convoitent. Mais dans certaines régions la marge de manœuvre est plus importante. C’est le cas, notamment, en Poitou-Charentes. Là, les négociations moyennes grimpent jusqu’à 8,4% du prix de vente affiché, par des vendeurs sans doute trop gourmands.

Dans le Limousin, aussi, ils doivent adapter leurs prix à la réalité du marché, parce que leurs prix de vente sont déconnectés du pouvoir d’achat des acquéreurs locaux ou parce que le territoire manque d’attractivité. Dans cette région, la négociation moyenne est de 7,1%. La Bourgogne suit, avec 6,6%. Les propriétaires sont également plus enclins à négocier dans les régions Centre et Languedoc-Roussillon (6,5%), en Champagne-Ardenne (6,4%), mais également en Midi-Pyrénées (5,9%), en Auvergne (5,3%) et en Alsace (5%).

Réalisme et tension

D’autres régions sont forcément moins favorables à l’acheteur d’un bien immobilier. C’est le cas de la région Rhône-Alpes, où la marge de négociation est d’à peine 3%, de l’Ile-de-France (3,8%), de la Basse-Normandie (4,3%) et même de la Franche-Comté (4%). Pour Se Loger, cette faible latitude s’explique par l’extrême tension de ces marchés, mais aussi par le réalisme dont font preuve les propriétaires au moment de la fixation des prix.