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Crédit immobilier : quelles solutions pour emprunter malgré la hausse des taux ?

La hausse des taux risque de priver de crédit immobilier certains ménages. Mais il est possible d’actionner plusieurs leviers pour en limiter le niveau.

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Crédit : iStock.

La Banque centrale européenne (BCE) a confirmé un relèvement de ses taux directeurs pour faire face à l’inflation. Une mesure qui va de facto impacter le marché déjà tendu du crédit immobilier. Les banques se finançant notamment auprès de la BCE, les taux d’emprunt vont donc mécaniquement augmenter. Après des années d’argent « gratuit » et de crédits immobiliers à 1%, ceux-ci pourraient prochainement atteindre les 3%. Face à ce que certains qualifient de retour à la normale, d’anciennes pratiques refont surface pour financer un achat immobilier, rappelle le journal Les Echos, jeudi 21 juillet,.

Le moyen le plus évident est de réduire le montant emprunté via un apport personnel plus important. Pour obtenir un meilleur taux ou tout simplement un crédit, vider ses livrets, plans épargne logement, assurances vie et autres épargnes salariales peut donner un sérieux coup de pouce. « Cela marche si vous réduisez la durée du prêt ou si la banque vous concède sur la même durée un effort sur le taux, mais elle préférera peut-être plus d’épargne », relève Cécile Roquelaure, directrice des études chez Empruntis, citée par Les Echos. Cette solution ne lève cependant pas les blocages pour les ménages les plus modestes.

Le retour du crédit immobilier variable

Pour continuer de proposer des crédits immobiliers, certaines banques ressortent donc le prêt « capé » à taux variable. Son niveau peut évoluer au cours des années en fonction du taux interbancaire trimestriel Euribor. Il permet parfois de contourner la règle du taux d’usure qui encadre les niveaux de remboursement. Sa fourchette d’augmentation est prévue à l’avance. Par exemple, le taux d’un crédit « capé 1 » ne peut augmenter de plus d’un point. Cette solution n’est cependant intéressante que pour une niche d’emprunteurs, relève Cécile Roquelaure, notamment les secondo-accédants dans le cadre d’un prêt-relais.

Il est également possible de jouer sur l’assurance emprunteur. Si celle-ci n’est pas obligatoire, de nombreuses banques conditionnent le prêt à sa souscription, et celle-ci fait gonfler le taux de remboursement. La nouvelle loi « Lemoine » du 1er juin 2022 permet à l’emprunteur d’en changer à tout moment, même au cours de la première année de contrat. Cela permet de faire davantage jouer la concurrence et d’obtenir un taux inférieur. Mais là encore, il ne s’agit nullement d’une formule magique, car les offres très compétitives sont rares.Merci beaucoup !Bien reçu.Bonjour.Les suggestions ci-dessus sont-elles utiles ?