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Immobilier : la hausse des taux se poursuit

Le relèvement du taux d’usure va permettre à de nombreux prétendants à l’achat de mener à bien leur projet immobilier. Mais ils devront composer avec des taux de crédit toujours plus élevés.

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Crédit: iStock.

Avec la récente hausse du taux d’usure, à 3,05%, nombre de courtiers ont constaté un redémarrage du marché. Si les emprunteurs ont pu retrouver le chemin du crédit, il leur faudra toutefois compter sur la hausse des taux d’intérêts, dans le sillage de la hausse de l’OAT (obligations assimilables du Trésor). Celle-ci augmenté de 58 centimes en un mois, pour dépasser 2,70% il y a quelques jours. « En fonction de leur besoin de capitaux, les banques répercutent cette hausse sur leurs taux de crédit », indique-t-on chez Empruntis.

Constat partagé chez Vousfinancer. com. Alors qu’en septembre, peu de banques avaient envoyé de nouveaux barèmes de taux, « en octobre, les premières grilles reçues affichent toutes des hausses de taux de crédit, de 0,15 à 0,40 point », selon le courtier. Les taux moyens accordés par les banques partenaires du courtier affichent ainsi 1,7 % sur 15 ans, 1,9 % sur 20 ans et 2,10 % sur 25 ans. Et si certaines banques n’ont pas encore envoyé leurs grilles, elles devraient inévitablement être orientées à la hausse. « Dans ce contexte, certaines banques affichent désormais des taux supérieurs à 2 % sur toutes les durées, et même parfois proches de 3 % sur les durées les plus longues », constate Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer.

Les blocages demeurent

Le relèvement de l’usure pour les prêts supérieurs à 20 ans a redonné du souffle aux banques. Mais tout le monde n’en bénéficiera pas. En effet, cette nouvelle marge de manœuvre « ne devrait néanmoins profiter qu’à un nombre limité de profils. Si celle-ci pourrait permettre, pour les meilleurs dossiers, de réactiver la production, le blocage devrait rester de mise pour les crédits de la majeure partie du marché », observe pour sa part Alban Lacondemine, président fondateur d’Emprunt Direct.

Alors, quels conseils donner aux candidats à l’accession dans cette conjoncture ? Pour mieux négocier, il vaut mieux présenter un dossier bétonné, « avec une épargne résiduelle substantielle », d’après Empruntis. Selon ce dernier, « avec la question de la ressource disponible pour les banques, l’épargne qui restera à l’emprunteur, et donc dans les comptes de la banque, sera très appréciée ».