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Immobilier : le DPE de plus en plus décisif pour les banques

Face aux nouvelles règles en matière de passoires thermiques, le DPE est devenu déterminant pour l’octroi d’un crédit immobilier.

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Le nouveau DPE. Crédit : Ministère de la Transition écologique

Encore secondaire il y a quelques années, le diagnostic de performance énergétique (DPE) est devenu un élément de plus en plus important dans un marché de l’immobilier bouleversé. Les nouvelles règles concernant les passoires thermiques en font un élément déterminant pour l’achat de certains biens, notamment en ce qui concerne l’investissement locatif, relève BFMTV. Les banques le scrutent donc de plus en plus avant de consentir un prêt immobilier ou pour travaux. Pour rappel, les biens dont la consommation excède 450 kWh par mètre carré et par an seront interdits à la location dès le 1er janvier 2023 (hors bail en cours). La mesure sera étendue aux logements de classe G dès 2025, puis aux classes F en 2028 et E en 2034.

Le DPE et le financement des travaux conditionnent le crédit

Par conséquent, l’investissement locatif dans un tel bien implique à plus ou moins brève échéance des travaux d’isolation et/ou l’amélioration des installations énergétiques. Un chantier dont le coût peut vite se chiffrer en dizaines de milliers d’euros malgré le dispositif MaPrimeRenov’. « Les banques exigent maintenant systématiquement les devis et demandent à ce que le coût des travaux pour remettre (le logement) aux normes fasse partie du plan de financement. Sinon elles n’ouvrent même pas le dossier », affirme à BFMTV le réseau de courtiers Cafpi.

L’achat de logements mal classés peut néanmoins être intéressant pour la dépense immédiate lors de l’achat. En effet, les prix de ces biens ont déjà commencé à baisser dans la plupart des villes. Mais il faudra donc présenter un dossier tenant compte des travaux à venir. Les organismes de crédit sont d’ailleurs de plus en plus nombreux à proposer des crédits spécialement dédiés à ces opérations. Le Crédit Agricole a ainsi lancé un « prêt à taux vert ». La Banque Postale et le Crédit Mutuel proposent quant à eux un crédit « Avance Rénovation » à un taux fixe de 2%, note BFMTV.

Ce genre de crédits devrait prendre une dimension conséquente dans les années à venir si les objectifs du gouvernement sont tenus. Celui-ci prévoit en effet de faire passer la totalité du parc immobilier français en « basse consommation » d’ici 2050. Actuellement, moins de 5% des bâtiments sont concernés.