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Rénovation énergétique : trop de banques « rechignent » selon le gouvernement

Le ministre du Logement et la FNAIM ont déploré un manque d’investissement des banques dans la rénovation énergétique des copropriétés.

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Crédit : iStock.

À l’approche de la mise en place des nouvelles règles sur la location des passoires thermiques, le débat se tend sur la question de la rénovation énergétique. Entre les acteurs de l’immobilier et le secteur bancaire, chacun se renvoie la balle sur la responsabilité des difficultés. Avec en arbitre le ministre délégué au Logement Olivier Klein. Invité du Congrès annuel de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) mardi 6 décembre, il s’est montré réceptif aux critiques concernant le rôle des banques, rapporte Le Parisien.

Un échange sur le financement de la rénovation énergétique en janvier

Évoquant les difficultés à transformer les logements énergivores, en particulier les copropriétés, le président de la FNAIM a taclé des « établissements bancaires peu enclins à financer » les travaux et demandé à l’État « d’instaurer un dialogue avec les banques pour trouver une solution ». Un argument bien accueilli par Olivier Klein. « Trop d’établissements bancaires rechignent à financer des travaux de rénovation en copropriété », a-t-il abondé. De quoi irriter la Fédération bancaire française (FBF) qui a réagi par voie de communiqué : « Les banques françaises sont impliquées de longue date dans le financement des projets de leurs clients, et notamment de la rénovation énergétique. Elles se sont très fortement mobilisées pour simplifier le parcours de demande des éco-PTZ et encourager les ménages à entreprendre les travaux de rénovation énergétique nécessaires. » Et d’affirmer que « dans la plupart des cas, les difficultés semblent plutôt reposer sur la gestion du projet que sur le financement ».

Des désaccords qui pourraient être aplanis lors d’une prochaine réunion, en janvier, entre le ministre et les représentants des banques. Les deux parties sont d’accord sur la nécessité de trouver des solutions nouvelles. En revanche, un report du calendrier concernant l’interdiction des locations de passoires thermiques, réclamé par plusieurs acteurs de l’immobilier, n’est pas à l’ordre du jour. Celles qui affichent un diagnostic de performance énergétique au-delà de la classe G ne pourront plus être proposées dès 2023. La règle doit se durcir jusqu’à concerner la classe E en 2034.