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« La prolongation du Pinel breton confirme l’intérêt d’investir dans la région »

Le dispositif expérimental du Pinel breton, mis en place depuis avril 2020, a permis une hausse considérable des opérations immobilières dans les agglomérations bretonnes où la demande de logement est forte. Explications par Elena Azria, directrice du développement du groupe Océanic.

Elena Azria, directrice du développement du groupe Océanic.

L’amendement prolongeant le dispositif expérimental du Pinel breton adopté par l’Assemblée nationale le 12 novembre va permettre de maintenir le dispositif du Pinel breton jusqu’au 31 décembre 2024 – la date de fin était initialement prévue au 31 décembre 2021 -et donner ainsi plus de visibilité aux investisseurs. C’est une bonne nouvelle, dans une région qui attire de plus en plus !

Un impact positif visible de l’annonce du Pinel breton dès fin 2019

Le bilan de l’expérimentation est très positif, notamment dans les villes telles que Brest, Lorient, Vannes et Saint-Brieuc, privées du dispositif Pinel depuis janvier 2018. Face à la hausse de la demande immobilière, on assiste à une pénurie de logements neufs, ce qui confirme l’intérêt d’investir dans ces villes. On constate 77% de hausse de réservations à l’achat dans le neuf en Bretagne et une augmentation de 33% des mises en vente en seulement un an, ce qui confirme le besoin de maintenir le dispositif.

Le département du Finistère bénéficie d’un engouement sans précédent

Les nouveaux critères de recherche de logement depuis la crise sanitaire profitent au Finistère avec une explosion des prix de +15% sur un an.

À Brest, on enregistre +58% de demandes de logements en un an et une hausse des prix de 33% en cinq ans : on est passé en moyenne de 1500 à 2500 euros du m2 dans l’ancien et de 2800 à 4000 euros dans le neuf. 

Le marché n’a cessé de se contracter avec l’arrivée de nouveaux investisseurs venus de la France entière car Brest se classe parmi les villes françaises les plus rentables en termes d’investissement locatif avec 7% à 9% de rendement dans l’ancien et 4 à 5% dans le neuf (hors défiscalisation). Aussi, le risque locatif reste faible, avec un taux de locataires qui s’élève à 53% contre une moyenne nationale de 19%.

Une pénurie de logements à la vente et à la location 

Les étudiants viennent désormais de la France entière : on enregistre à ce jour 29 000 étudiants à Brest, soit plus de 13% de la population ! En parallèle, le nombre de ménages n’a cessé de progresser ces dernières années (environ 800 ménages supplémentaires par an), ce qui soutient directement la demande de nouveaux logements.

L’attractivité de la ville provoque ainsi une hausse constante du nombre de locataires potentiels pour un investissement locatif et malgré les fortes hausses de prix, l’offre immobilière reste abordable pour les investisseurs qui disposent d’un petit budget.

Le Finistère a encore une grosse marge de progression, il ne faut cependant pas trop tarder pour investir car les prix vont continuer à monter avec la hausse de la demande !