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Location touristique : les villes veulent s’organiser pour un meilleur encadrement

Face à la concurrence de la location touristique aux dépens de l’offre traditionnelle, certains maires souhaitent serrer la vis, notamment au moyen de la fiscalité.

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Crédit: iStock.

L’amélioration de la situation sanitaire et le retour des touristes ont ravivé les tensions autour de la location de meublés touristiques. Les plateformes permettant aux particuliers de proposer leurs biens pour des courtes périodes, comme Airbnb, Booking.com ou encore Le Bon Coin, sont dans le viseur de nombreux maires. Ceux-ci s’étaient d’ailleurs donné rendez-vous pour étudier la réponse à apporter, lors d’une conférence à Paris les 23 et 24 mai, relate La Croix. Parmi les stratégies envisagées : réduire la durée totale de location touristique autorisée et contraindre les plateformes à davantage de transparence. Des techniques déjà expérimentées dans certaines communes. Certains élus proposent d’aller plus loin avec une réforme de la fiscalité.

Des plafonds pour la location touristique dans certaines villes

Principale ville touchée par le phénomène, Paris avait déjà limité à 120 le nombre de jours par an pouvant être consacré par un propriétaire à cette activité. Faute de quoi, la location est considérée comme professionnelle. De plus, un propriétaire doit proposer à la location traditionnelle une surface équivalente. Cette stratégie inspire d’autres villes, mais elle nécessite que les sites de location fassent remonter leurs informations. Ce qui n’est pas toujours le cas. Pour améliorer cette transparence, un dispositif gouvernemental baptisé « API Meublés » est actuellement expérimenté dans plusieurs villes de France.

Mais, pour éviter que les meublés touristiques se multiplient au détriment de l’offre locative classique, certains maires préconisent des mesures de découragement. Maider Arosteguy, édile de Biarritz, soutenue par son homologue des Sables-d’Olonne, défend ainsi « l’exonération partielle ou totale des revenus de la location » classique, associé à un durcissement concernant les meublés touristiques. Le maire de Saint-Malo a de son côté décidé d’instaurer un plafond de logements dédiés à cette activité par quartier.