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Passoires thermiques : les propriétaires également favorables à une interdiction de la location

Selon un sondage OpinionWay pour PrimesEnergie.fr, 80% des propriétaires sont favorables à ce qu’il soit interdit de louer les passoires thermiques.

rénovation énergétique
Crédit : iStock.

Pour limiter la consommation d’énergie, les lois « Climat » et « Climat et résilience » de 2019 et 2021 ont mis en place l’interdiction pour les propriétaires de louer des « passoires thermiques » à partir du 1er janvier 2023. Un recours à la contrainte qui est bien accepté par la plupart des Français. Cette mesure est surtout avantageuse pour les locataires, qui pourront ainsi réduire leur facture de chauffage, mais les propriétaires y sont tout aussi favorables. Selon un sondage OpinionWay pour PrimesEnergie.fr, organisme agréé par l’État qui distribue aux particuliers la prime énergie et MaPrimeRénov’, dévoilé mardi 7 juin, la levée de boucliers redoutée n’a pas eu lieu.

La moitié des logements parisiens sont des passoires thermiques

Les propriétaires « sont quasi aussi nombreux que les locataires à être favorables à cette restriction », à 80% contre 82%, selon les conclusions de cette étude. Par ailleurs, « près de sept particuliers sur dix considèrent que seule la contrainte est efficace pour réussir la transition énergétique et changer les habitudes de consommation ». Sur ce point, les avis sont nettement plus partagés à Paris (60%) qu’en zone rurale. Il faut dire que plus de la moitié du parc immobilier résidentiel parisien serait classé E, F ou G sur l’échelle du diagnostic de performance énergétique (DPE). Une situation qui pourrait s’aggraver avec le nouveau mode de calcul.

« Les Français ont pris conscience de ces impératifs [environnementaux] », juge Nicolas Moulin, président de PrimesEnergie.fr. « Nous traitons désormais près de 40.000 demandes d’aides par mois, et finançons un chantier toutes les trois minutes sur l’ensemble du territoire, des chiffres jamais atteints jusqu’ici », détaille-t-il.

Un rythme qui fait cependant face à certaines contraintes. « Il faut absolument […] améliorer le contrôle des chantiers à travers des audits pour encourager la réalisation de travaux de qualité. Espérons que les artisans puissent suivre le rythme, la profession étant toujours confrontée une sérieuse pénurie de main-d’œuvre », relève Nicolas Moulin.