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Mauvais payeurs : une propriétaire contrainte de dormir dans sa voiture

Confrontée à des mauvais payeurs qui ne règlent plus leur loyer, une quinquagénaire de l’île de la Réunion pourrait voir sa situation se décanter à la fin du mois d’août.

mauvais payeurs

Les mauvais payeurs sont souvent la bête noire des propriétaires. Et ce n’est pas Anasthasie, habitante de l’île de la Réunion, dont l’histoire est relayée par Le Figaro immo, qui dira le contraire. Voilà six mois que cette femme d’une cinquantaine d’années doit dormir dans sa voiture en raison des loyers non payés par ses locataires. Face à cette situation compliquée, elle a entamé une procédure judiciaire. À l’issue de la première instance, elle obtient gain de cause. En d’autres termes, le couple et ses deux enfants qui occupent la maison doivent impérativement l’avoir libérée au 23 juin. De plus, ils devront s’acquitter des loyers impayés.

Si la famille demande un délai supplémentaire pour trouver un nouveau logement, la justice, celui-ci est refusé. Pourtant, au début du mois de juillet, rien n’a changé : les locataires n’ont toujours pas quitté les lieux. Une situation qui inquiète Anasthasie, désormais confrontée à des difficultés pour rembourser son crédit de sa maison et l’angoisse de ne pas pouvoir financer les études de son fils. Elle décide donc de faire de sa voiture son lieu de couchage.

Des mauvais payeurs bientôt relogés ?

Dans pareil cas, Anasthasie devrait faire appel à un commissaire de justice pour notifier le refus d’application de la décision d’expulsion. Il n’a cependant pas le droit de pénétrer le logement occupé. Une fois son procès-verbal transmis à la préfecture, la police ou la gendarmerie pourra l’accompagner dans la démarche d’expulsion. Ce qui a été fait en juillet. En cas de refus, le propriétaire peut exiger une indemnisation de l’État.

Mais il n’y aura peut-être pas besoin d’en arriver là. Car, d’ici fin août, les locataires devraient avoir quitté les lieux. Dans des propos recueillis par l’Info.re, ils expliquent « mettre tout en œuvre pour quitter les lieux ». « Nous avons déjà fait en grande partie nos cartons ainsi que toutes les démarches en notre pouvoir auprès des bailleurs sociaux. Nous sommes en attente d’une décision en notre faveur pour le mois d’août», expliquent-ils. Si d’ici début septembre, les locataires n’ont toujours pas trouvé de logement, Anasthasie sera relogé aux frais de l’État jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.