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Investissement dans un bien en colocation : quels points d’attention ?

Acheter un appartement ou une maison avec plusieurs chambres, le diviser et les louer indépendamment peut constituer une bonne idée d’investissement locatif. Mais pas toujours, comme le rappelle l’agence de location et gestion en ligne Flatlooker, qui a mené une étude dans 13 villes de France.

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Crédit : Pixabay

Investir dans un bien destiné à la colocation ? La pratique a le vent en poupe. Mais que prendre en compte avant de se lancer ? Résumé avec Flatlooker.

Comme pour toute location classique destinée à des étudiants, l’investisseur doit évidemment en premier lieu s’assurer que sa colocation se trouve dans une zone située à proximité d’infrastructures estudiantines, donc d’universités ou d’écoles. La région parisienne, comme les autres hubs étudiants, est privilégiée à raison par les investisseurs, mais toutes les zones ne sont pas aussi intéressantes, selon le site.

Ainsi, par exemple dans le 92, les durées d’occupation vont être parmi les plus longues (+16% par rapport à la moyenne des colocations louées par Flatlooker), et la durée de recherche de locataire est faible (63% de moins que la moyenne), ce n’est pas le cas dans toute l’Île-de-France. En effet, « le 78 connaît des temps d’occupation similaires mais un temps moyen de recherche de locataire plus élevé (+29% de plus qu’en moyenne) donc plus de difficultés à trouver un locataire, et le 91 des temps d’occupation sont plus faibles (-9% par rapport à la moyenne) et doublés d’une mise en location bien plus longue (+289% par rapport à la moyenne)« . Le 93, lui, laisse voir des durées d’occupation et durée de recherche dans la moyenne.

Deux fois plus de temps à louer que la moyenne dans certaines villes

En dehors de l’Ile-de-France, les villes de Lyon, Marseille, Rennes ou encore Metz, ont des temps d’occupation plus longs qu’en région parisienne, mais d’autres agglomérations sont susceptibles de mettre les propriétaires-bailleurs en difficulté. C’est le cas de Toulouse ou Perpignan, où il faut compter deux fois plus de temps à louer dans les autres villes, respectivement +97% et +71% de plus par rapport à la moyenne. Enfin, des villes comme Lille, Montpellier, Nantes ou Amiens auront des temps de mise en location courts, mais un taux de rotation de locataires plus élevé car les temps d’occupation seront plus courts en moyenne que dans les autres villes de Province, analyse Flatlooker.

Plus difficile de louer en décembre

De manière générale, certains moments de l’année sont plus propices à ce type d’investissement. « Les périodes de forte libération de logements et de forte recherche se concentrent essentiellement en décembre pour janvier, et tout l’été de juin à septembre avant la rentrée. Il sera donc deux fois plus difficile de louer une colocation en décembre qu’avant le début du semestre débutant en septembre« , d’après le site. Parmi les autres critères qui font la différence : la qualité de l’équipement et de l’agencement de la colocation, qui « jouera toujours un rôle important sur la rapidité pour trouver un locataire« .

Dernier élément : le niveau du loyer à fixer, qui reste très lié aux caractéristiques propres du bien : « même avec de l’expérience, il est toujours plus complexe de savoir comment se positionner en colocations qu’en locations normales, à cause de la diversité des situations – équipements, ameublement, localisation, etc. », conclut Louise Langer, responsable des locations chez Flatlooker.