Ces 9 villes où les loyers ont augmenté plus vite que l’inflation

Si la moyenne nationale d’augmentation des loyers est inférieure à l’inflation, ce n’est pas le cas dans neuf villes de métropole.

Les loyers ont progressé de 1,4% en 2018 alors que l’inflation était de 1,8%. Crédit: Istock

Une bonne nouvelle pour son porte-monnaie. Les loyers dans le locatif privé ont connu une augmentation moyenne contenue sous l’inflation en 2018 à l’échelle nationale. C’est ce que révèle l’étude parue mardi 26 mars par l’observatoire Clameur (Connaître les loyers et analyser les marchés sur les espaces urbains et ruraux), qui analyse le marché dans 1 715 villes et intercommunalités, ce qui représente 97% du marché locatif privé en métropole, depuis 1998.

La tendance sur les dix dernières années

L’observatoire a calculé qu’en moyenne, les loyers ont progressé de 1,4% en 2018 (après une baisse de 0,1% en 2017) alors que l’inflation était de 1,8%. Un chiffre qui confirme une tendance que Clameur observe depuis 2007 : sur ces onze dernières années, les loyers ont augmenté de 1% par an contre 1,2% pour l’inflation. Bien moins que dans la première partie des années 2000, où les loyers grimpaient de plus de 6% en 2000 et 5% en 2004.

En examinant un peu plus en détail, depuis 2013, la hausse moyenne est à peu près identique (autour de 0,5%/an) pour les studios et les appartements d’une, deux, trois et quatre pièces. Pour les cinq pièces et plus, la hausse est de 0,2%/an.

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Neuf villes au-dessus de l’inflation

Clameur relève cependant des disparités selon les villes. En retenant les 20 plus grosses villes de métropole (plus de 148 000 habitants), les loyers ont baissés à Nîmes (Gard), Lille (Nord), Nantes (Loire-Atlantique), Strasbourg (Bas-Rhin) et Montpellier (Hérault).

Par contre, la hausse est supérieure à l’inflation dans neuf villes : Villeurbanne (Rhône, +6,1% en 2018), Grenoble (Isère, +3,7%), Dijon (Côte-d’Or, +3,3%), Marseille (Bouches-du-Rhône, +3,2%), Paris (+2,5), Toulon (Var, +2,4%), Bordeaux (Gironde, +2,2%), Angers (Maine-et-Loire, +2,2%), et Rennes (Ille-et-Vilaine, +2,1%). La fin des dispositifs d’encadrement des loyers à Lille et Paris notamment semble donc avoir eu des effets différents.

Enfin, l’étude de Clameur montre que les loyers entre deux locataires sont généralement en baisse, -0,3% en 2018. Entre 1998 et 2010, ils avaient augmenté de 5,2% en moyenne par an. Les propriétaires prennent de moins en moins la peine de refaire et d’améliorer leurs logements : les relocations après travaux s’élèvent à 13,3% en 2018, le plus bas niveau depuis 1998, alors que Clameur observait un taux aux alentours de 31% au début des années 2010.

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