Investissement locatif: les conditions d’emprunt se durcissent

Le resserrement des conditions de crédit ne se limiterait pas aux primo-accédants. Il concernerait aussi les candidats à l’investissement locatif, selon Les Échos. Dans ce contexte, comment emprunter?

En décembre, le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) a demandé aux banques de se montrer plus strictes lors de l’accord d’un crédit immobilier, afin de réduire le risque de surendettement. Selon Les Échos, les consignes ne seraient pas restées lettre morte, au point que des investisseurs rencontreraient des difficultés à se faire prêter de l’argent. Même ceux disposant d’un apport.

Il faut dire que les investisseurs locatifs sont considérés par les banques comme étant des clients plus risqués, dans la mesure où ils cherchent à profiter de l’effet de levier du crédit. Pour mettre toutes les chances de votre côté de voir votre dossier validé, mieux vaut vous rapprocher de banques dotées d’une filiale dédiée avec leurs propres sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Et n’excluez pas d’aller frapper à la porte des établissements prêtant pour des opérations de SCPI qui ne sont pas les leurs. Il faut cependant savoir que ces dernières pratiquent souvent des taux très élevés. Un conseiller de gestion de patrimoine spécialisé ou des plateformes spécialisées vous donneront, quant à elles, accès à une plus large gamme de SCPI. Habituellement, la Banque Populaire, la Caisse d’Épargne, le Crédit Mutuel ou le Crédit Agricole sont les principales banques prêteuses, mais là encore à des conditions qui ne seront pas forcément les meilleures, sauf si les emprunteurs disposent de très gros revenus mensuels.

Un apport est désormais nécessaire

Supérieurs à ceux pratiqués par les banques pour ceux qui empruntent afin d’acheter leur résidence principale, les taux restent attractifs. Dans le cas d’un investissement en Pinel ou en Denormandie, ils seront entre 0,10 à 0,20% au-dessus. Dans le cas des SCPI, ils seront plus élevés de 0,15 et 0,50%.

En raison des consignes du HCSF, les banques respectent désormais le taux maximum de 33% d’endettement. D’ailleurs, les banques n’hésitent plus à demander un apport de 10 à 30% de la somme empruntée, quand auparavant il n’était pas impératif d’en avoir un.

A LIRE >> Placements: comment éviter une arnaque à la SCPI ?

Malgré ces nouvelles difficultés, l’immobilier reste un actifs permettant la création d’un patrimoine avec un risque maîtrisé. il faut toutefois que le bien soit adapté à la demande. Dans le contexte actuel de taux bas et du durcissement des conditions de l’emprunt, « l’effet de levier est plus que jamais intéressant, car on va pouvoir se constituer un capital avec l’argent de la banque, ce qu’il n’est pas possible de faire avec des produits financiers qui requièrent de disposer des fonds initiaux à placer », souligne Karl Toussaint du Wast, fondateur de Netinvestissement. Il y a, notamment, effet de levier lorsque la rentabilité d’un investissement, après économies d’impôts éventuelles, est supérieure au taux d’intérêt de l’emprunt qui le finance.

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